Vu! The Cloverfield Paradox, de Julius Onah.

23 février 2018

Vu! The Cloverfield Paradox, de Julius Onah.

En 2028, une crise énergétique majeure touche la planète. Tous les espoirs de l’humanité sont placés dans une mission spatiale visant à tester un accélérateur de particules qui, s’il marchait, pourrait être la clef d’une production infinie et gratuite d’énergie. À bord de la station spatiale Cloverfield, l’équipe, dont chaque membre est issu d’un pays différent, fait de son mieux pour faire fonctionner l’accélérateur de particules, sans oublier la lourde pression qui pèse sur leurs épaules. Après deux années infructueuses, un nouveau test semble enfin donner les résultats attendus, jusqu’à une surchauffe qui touche toute la station. L’équipe se concentre sur la restauration des systèmes principaux, avant de se rendre compte que la Terre a disparu.

J’ai adoré Cloverfield. À tel point que j’ai revu le film à plusieurs reprises et qu’il reste un de mes chouchous.

Quand 10, Cloverfield Lane est sorti un peu moins de dix ans plus tard, j’en attendais beaucoup. Et je n’ai pas été déçu. Ni par le film ne par le concept d’imbriquer plusieurs histoires indépendantes appartenant au même univers.

En apprenant qu’un troisième film sortait sur Netflix, j’en ai salivé.

Malheureusement, j’ai vite compris que ce troisième opus de la saga ne serait pas le meilleur. Loin de là.

Rien à voir avec la sortie sur la plate-forme de streaming. Peut-être plus au fait que le scripte d’Oren Uziel ait été écrit indépendamment de la franchise. Avant d’être retouché pour y être rattaché par la suite.

Il y a déjà ça. Il y a ensuite les failles plus gênantes de l’histoire.

Les films qui se passent dans l’espace (que ce soit sur un vaisseau ou une station spatiale) mais qui sont en fait des slashers typiques sont légion. On connait le principe. Incident quelconque, puis tout l’équipage meurt un par un jusqu’à ce qu’un héros bien définit dès le début trouve le moyen de survivre.

Quand on comprend, très vite, que The Cloverfield Paradox est de ce genre de films, toute tentative de surprise devient compliquée.

J’aime les histoire qui tournent autour de théories spatio-temporelles. Univers multiples, paradoxes temporels, tout ça, ça m’intéresse.

Je suis beaucoup moins fan de ce que je surnommerais l’effet Coup du Menhir. Vous vous souvenez de cet album d’Astérix, Le Combat des Chefs, où Panoramix se fait assommé par un menhir, perd la mémoire et la raison avant que l’incident soit reproduit à l’identique pour revenir à la normale ?

L’effet fonctionne très bien dans une bande dessinée pour enfants. Dans un film de science-fiction moderne, ça frise la fainéantise.

Ou alors c’est moi qui suis trop exigeant.

Le casting pourtant, sans être génialissime, est tout à fait correct. Daniel Brühl et Elizabeth Debicki ont de l’expérience. Tout comme John Ortiz, Zhang Ziyi et David Oyelowo. Mais leurs personnages sont trop stéréotypés. Même problème pour Roger Davies, dont la plupart des scènes semblent forcées, comme pour donner un peu plus de substance à un film qui en manque terriblement.

Gugu Mbatha-Raw est loin de démériter, mais son personnage reste basique malgré une backstory intéressante. Chris O’Dowd, habitué à des rôles comiques, est sans doute celui qui a le plus d’impact car il a l’opportunité de jouer sur différents genre.

Donal Logue, Suzanne Cryer, Simon Pegg, Ken Olin et Greg Grunberg font des caméos (visuels ou audios) dans le film.

Sans être un film profondément mauvais, et malgré un casting sur le papier compétent, The Cloverfield Paradox n’apporte rien à la franchise à laquelle il se rattache. Pire, il la dénature et l’affaiblit. Même le final, qui sert de lien définitif, tombe un peu à plat.

Dommage. Espérons que le prochain opus, Overlord, saura relever le niveau.

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