Vu! The Defenders, saison 1.

29 août 2017

Vu! The Defenders, saison 1.

Danny et Colleen traquent les membres de la Main tout autour du monde. Au Cambodge, ils affrontent une mystérieuse assassin avant d’apprendre que le vrai combat a lieu à New York. Dans le même temps, Luke Cage, sorti de prison par Foggy, rentre à Harlem, où il retrouve Claire. Mais lorsque Misty lui confie que des jeunes du quartier, qui trempaient dans une affaire louche, ont été retrouvés morts, il décide de mener l’enquête. Jessica Jones refuse de chercher le mari d’une femme qui vient la trouver dans ses bureaux, mais quand elle reçoit un appel mystérieux lui déconseillant de prendre l’affaire, elle change d’avis. Pendant ce temps-là, Matt Murdock a décidé de laisser son costume de Daredevil de côté, encore sous le coup de la mort d’Elektra, pour se concentrer à des affaires en tant qu’avocat pro bono.

Une femme apprend que son corps est en train de mourir, et informe ses partenaires d’accélérer leur plan. Peu après, un tremblement de terre secoue la ville de New York.

The Defenders est sans doute la série de super-héros la plus attendue de ces dernières années. En fait, depuis la sortie de Daredevil et l’annonce du plan de Marvel et Netflix pour son quatuor de super-héros new-yorkais, tous les fans n’attendent que ça.

Bon, entre-temps il y a eu Iron Fist

Avec quatre séries aux ambiances différentes, dont une qui ressemble à une mauvaise parodie de Arrow, on était en droit de se demander comment les scénaristes allaient concilier tout ce beau monde dans un seul arc narratif.

Et, avec seulement huit épisodes pour ce faire, le risque était encore plus grand de se précipiter au détriment de l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé les premiers épisodes, le fait que l’histoire prenne son temps pour faire se mêler habilement les différents univers, faisant interagir les personnages sans renier l’identité de leur série respective. J’ai même trouvé que le personnage Danny Rand, débarrassé du melodrama des Meachum et confronté à des problèmes plus graves, était un peu plus sérieux, même s’il conserve cet état d’esprit adolescent à la limite du supportable.

J’ai retrouvé avec plaisir la verve de Jessica Jones, interprétée par la géniale Krysten Ritter, sans conteste mon personnage préféré des quatre, tant qu’elle n’utilise pas ses super-pouvoirs, qui sont visuellement peu crédibles.

J’ai aimé la façon dont les Defenders se trouvent et s’associent, notant un effort pour ne pas aller au plus facile, même si l’issue était annoncée.

J’ai aimé la présence au casting de Sigourney Weaver, qui apporte immédiatement du crédit à la série avec son charisme indéniable.

Je ne suis pas contre la résurrection d’Elektra en Black Sky, même si je préfère que les gens qui meurent restent morts. J’ai même cru que c’était une excellente idée après sa première rencontre avec Matt.

Les choses se gâtent à la fin de l’épisode 6, avec un twist qui semble à la fois forcé et trop facile. Et qui ramène la fin de la saison à un modèle de série basique. J’aurais aimé plus d’audace et de manipulation. J’aurais aimé des méchants que l’on craint et pas que l’on attend simplement de voir défaits.

Logiquement, la fin est attendue et ne réserve pas vraiment de surprise, si ce n’est que le peu de suspense qui en ressort est immédiatement minimisé.

Il est également impossible de ne pas se demander où sont les Avengers. Je sais que, même si l’univers cinématographique Marvel s’étend à ses séries et que plusieurs références aux films jalonnent les séries, il n’a jamais été question de mélanger les deux. Pourquoi pas, par contre ça soulève plusieurs soucis de cohérence.

New-York est une ville importante dans l’univers Marvel. C’est là que se trouve la Tour Stark, le QG des Avengers. C’est là que Spider-Man se balade d’immeuble en immeuble en projetant des toiles d’araignée. Mais ils ne se croisent même pas ? Et les Avengers, malgré tous leurs moyens, laissent la Main menacer de détruire la ville sans bouger ?

C’est un problème qu’il conviendrait d’adresser, d’une façon ou d’une autre, le plus tôt possible.

The Defenders est une bonne série, dans l’ensemble. Il y a quelques faiblesses surtout vers la fin, mais ça reste assez sympathique à regarder, si on parvient à passer au-dessus de quelques facilités scénaristiques qui auraient pu être évitées.

FacebooktwitterFacebooktwitter

3 Comments

  • Aurel 9 septembre 2017 at 20:09

    J’ai attendu de finir la saison avant de te lire. Et je suis sensiblement du même avis.

    J’ai adoré les 4 premiers épisodes puis un vent avec une petite odeur faisandé est arrivé jusqu’à l’épisode 6. Ensuite l’épisode 6 et 8 ne font réellement qu’un et tombe dans la facilité. Dommage.
    J’ai quand même pris du plaisir à regarder THE DEFENDERS

    Après pour moi THE AVENGERS est dans un univers différent/dimension différente donc pas de souci s’ils se croisent pas 😉

  • Leo Rutra 9 septembre 2017 at 23:01

    Pour le crossover Avengers, pour toi ça a beau être dans un univers différent, pour Marvel ça fait partie du même ensemble, et c’est là que le bât blesse. Je préfère presque l’approche DC qui, au moins, sépare clairement TV/ciné.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *