Vu! The End of the F***ing World, saison 1.

20 février 2018

Vu! The End of the F***ing World, saison 1.

James, un lycéen de 17 ans d’une petite ville d’Angleterre, vit seul avec son père. Persuadé d’être un psychopathe, il tue régulièrement de petits animaux, mais a envie de passer à l’étape supérieure et de tuer un humain. Le hasard place Alyssa sur son chemin. Elle voit en James un moyen d’échapper à son quotidien, notamment sa vie chez sa mère et son beau-père, qu’elle méprise. Si James est pour elle un petit ami potentiel, Alyssa est pour lui une victime potentielle. Mais il repousse le moment et se laisse influencer par Alyssa qui l’embarque dans un road-trip bancal après avoir volé la voiture de son père.

Dès les premières secondes, j’ai reconnu en The End of the F***ing World une comédie noire britannique comme je les aime. Le ton de l’histoire, la présentation des personnages, de leurs motivations, leur physique, leur accent, j’adore !

Il faut dire que les britanniques savent faire des séries originales, différentes, audacieuses. The End of the F***ing World est l’une d’elles.

L’intrigue paraît simple : deux ados perturbés qui, ensemble, deviennent un peu malgré eux un couple rebelle en fugue.

Mais l’histoire est bien plus complexe que ça. Déjà parce que les personnages sont réfléchis, qu’ils évoluent au fil des huit épisodes qui composent cette première saison et que tout ne nous est pas livré sur un plateau.

Alex Lawther est génial en James, cet adolescent persuadé d’être un psychopathe, replié sur lui-même et qui apprend à s’ouvrir aux côtés d’Alyssa, cette camarade de classe qu’il fantasme d’assassiner.

Jessica Barden est tout aussi géniale en Alyssa. Elle incarne parfaitement cette adolescente rebelle dans ses expressions, faciales comme verbales. Son personnage a un sacré caractère qu’elle s’approprie avec un naturel déconcertant. Tout en sachant préserver quelques moments où elle redevient une petite fille.

Et l’alchimie entre les deux est authentique, il suffit de voir les scènes de baiser pour s’en convaincre. Mais si les deux ados sont absolument brillants, les personnages secondaires ne sont pas en reste.

Steve Oram est tout à fait crédible en père veuf dépassé par les événements. Mais celles qui m’ont le plus plu, c’est le duo d’inspectrices. Gemma Whelan est formidable dans ce rôle à l’opposé de celui de Yara Greyjoy qu’elle joue dans Game of Thrones. À ses côtés, Wunmi Mosaku n’est pas en reste. Jonathan Aris est lui aussi au niveau dans un petit rôle très important.

Avec son côté film indépendant, The End of the F***ing World a un charme fou, qui se réalise dans une histoire addictive, dont on dévore les courts épisodes avec plaisir et envie, jusqu’à une fin parfaite qui pourrait conclure la série.

Néanmoins, si Charlie Covell, qui a créé cette production Netflix à partir du roman graphique de Charles S. Forsman, trouve une idée qui permettrait une seconde saison, ce serait avec grand plaisir que je retrouverais James, Alyssa et les autres.

Si vous aimez l’humour noir, les comédies britanniques, les histoires d’ados écrites pour les adultes, alors The End of the F***ing World devrait vous plaire. Plus que ça, vous devriez adorer !

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