Vu! The Lost City of Z, de James Gray.

26 août 2017

Vu! The Lost City of Z, de James Gray.

The Lost City of Z

Voir sur Amazon

Au tout début du vingtième siècle, Percy Fawcett, un major britannique, déplore l’absence de reconnaissance de sa hiérarchie. En cause, non pas ses capacités, mais la réputation de son père, qui était joueur et alcoolique. Lorsque la Société Géographique Royale lui propose alors de partir en mission dans la forêt Amazonienne pour cartographier la frontière entre le Bolivie et le Brésil, Fawcett est d’abord sceptique. La relation entre les deux pays est tendue à cause du business lucratif du caoutchouc, et les risques sont grands, mais, en échange, Fawcett sera réhabilité et médaillé. Malgré les difficultés, Fawcett remplit sa mission de remonter à la source du Rio Verde. Mieux, il prend rapidement goût à l’exploration et, en découvrant des poteries anciennes dans la jungle, est persuadé que la forêt abrite une grande cité antique, qu’il nomme Z. Dès lors, Percy Fawcett est mué par une obsession grandissante de découvrir la cité perdue de Z.

J’avais entendu parler de ce film au moment de sa sortie en salle. Je sais, pour avoir vu The Yards et La Nuit Nous Appartient, le goût de James Gray pour les films bien faits.

Même si je n’ai pas vu ni Two Lovers ni The Immigrant, j’avais hâte de découvrir ce Lost City of Z, film consacré à l’explorateur Percy Fawcett, dont l’aura reste importante, près d’un siècle après sa disparition.

Je ne suis pas un grand fan des films d’époque, mais je comptais sur l’application de James Gray pour me faire dépasser mes préjugés.

Il n’y a pas de doute possible, James Gray s’est bien appliqué à faire un grand film. L’image est superbe, la réalisation parfaitement maîtrisée.

Mais ça ne m’a pas empêché de m’ennuyer.

La faute n’est même pas celle des acteurs, le casting étant très sérieux, Charlie Hunnam, Robert Pattinson (méconnaissable avec son énorme barbe), Sienna Miller et le reste des acteurs sont bons. Les costumes et la recréation de l’Angleterre du début du vingtième siècle sont convaincantes.

Mais ça ne m’a pas empêché de m’ennuyer.

L’histoire, pourtant, aurait pu (dû ?) être passionnante. Cet homme qui quitte une famille qu’il aime pour traverser le monde et explorer une forêt massive dans laquelle vivent des tribus hostiles de « sauvages » mangeurs d’hommes, sans compter les maladies et la faune inconnue.

Ajoutez à ça le fait que c’est une histoire vraie, que cet homme a vraiment effectué ces voyages, au péril de sa vie, pour la gloire, mais aussi pour prouver que les indiens ne sont pas des sauvages assoiffés de sang mais des hommes au même rang que les blancs.

Oui, mais voilà, ça ne m’a pas empêché de m’ennuyer.

Le film est lent, long, se traîne, résume et peine à capturer, à mes yeux, l’essence de ces voyages en terre inconnue et de cette obsession, à savoir, plus que la quête de gloire et de reconnaissance, la soif de découverte.

Pour sa défense, avec The Lost City of Z, James Gray s’est attelé à un projet ambitieux mais surtout très complexe à réaliser.

Comment raconter l’histoire de cet homme sans sauter des épisodes et omettre des faits ? Sans déséquilibrer le temps passé dans la jungle avec celui passé dans sa famille ? Comment rendre compte à la fois de son amour des siens et de sa quête de Z ?

Sans compter qu’il a fallu également composer avec les changements d’acteurs. Brad Pitt, qui devait interpréter Percy Fawcett, n’est finalement que producteur, quand Benedict Cumberbatch, qui avait pris la suite, a finalement donné sa priorité à Docteur Strange.

Peut-être qu’avec cette affiche aux faux-airs d’Indiana Jones (personnage inspiré, de près ou de loin, par Percy Fawcett), je m’attendais à autre chose, plus d’action, de suspense, de mystère.

The Lost City of Z a tout d’un grand film. Un sujet captivant, une figure historique et charismatique, un réalisateur impliqué, des acteurs talentueux. Mais, en ce qui me concerne, la mayonnaise n’a pas pris. Et ce n’est pas l’envie qui manquait.

Si vous aimez l’œuvre de James Gray et que les films d’époque ne vous rebutent pas, jetez-y quand même un coup d’œil, il pourrait vous plaire plus qu’à moi.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *