Vu! The Ranch, Deuxième Partie.

21 mars 2017

Vu! The Ranch, Deuxième Partie.

the-ranchColt doit choisir entre Abby et Heather, la fille de Mary, la petite-amie de son frère Rooster. Rooster, qui a de plus en plus de mal à accepter le traitement de leur père, Beau. Beau qui peine à se remettre du départ de Maggie, sa femme et la mère de ses deux enfants. Juste au moment où il croyait qu’ils étaient repartis pour construire quelque chose, c’est elle qui est partie en laissant juste un mot. Et puis c’est l’hiver, au ranch, alors il faut se protéger contre la neige et le froid. Pour ça il y a toujours le bar et l’alcool.

The Ranch était une sitcom que j’attendais de pied ferme après avoir vu l’annonce du retour de Danny Masterson et Ashton Kutcher ensemble dans une série Netflix. Je l’attendais de pied ferme et j’ai été passablement déçu. Bien sûr, ça m’a fait plaisir de retrouvé les deux acteurs révélés dans la géniale That 70’s Show dans une série Netflix, avec les libertés de ton que cela permet. Mais j’ai vite déchanté.

The Ranch, première partie est une sitcom à l’ancienne, forcée et peu enthousiasmante. Il y a bien Danny Masterson et Sam Elliott pour nous procurer quelques rires irréguliers, mais c’est à peu près tout.

Bon, vous allez me dire « t’es là pour parler de The Ranch, deuxième partie, parce que si on veut lire ta chronique de la première partie, on clique ici ! » et vous auriez raison.

J’ai hésité à regarder la seconde partie, mais je cherchais une série courte pour patienter avant la sortie d’Iron Fist. Et The Ranch était là, avec ses 10 épisodes de 30 minutes. Je me suis donc laissé tenter.

Et je ne regrette pas.

Dès le premier épisode de cette deuxième partie, j’ai senti que quelque chose avait changé, sans tout de suite mettre le doigt dessus. Est-ce que c’est parce que je n’en attendais pas grand-chose que je vois la série d’un nouvel œil ? Peut-être, mais pas que.

Non, ça m’a frappé un peu plus tard, la différence c’est que cette deuxième partie a su relever le niveau. Si la première partie était très basique à tous les niveaux, la seconde ne se contente pas d’être une simple suite mais utilise les personnages établis et leurs relations pour dynamiser l’ensemble.

La trame, toujours assez simple, se complexifie peu à peu sur fond de « drame » familial. Il y a même des moments où on a l’impression que The Ranch est plus qu’une simple excuse pour boire de la bière, dire des gros mots et enchaîner les vannes faciles en se moquant des bouseux.

J’adore toujours le personnage de Beau, parfaitement campé par Sam Elliott. Son sale caractère le rend, je trouve, particulièrement attachant. J’apprécie toujours autant Rooster, joué par Danny Masterson, avec son humour sec, mais je ne suis peut-être pas objectif. Ashton Kutcher, par contre, m’agace un peu dans son rôle caricatural de Colt. Je sais, c’est sa marque de fabrique de jouer les débiles, mais j’ai un peu trop l’impression de voir Kelso à la ferme par moments.

Côté femmes, Debra Winger donne plus d’ampleur à son personnage de Maggie, c’est elle qui est l’instigatrice de la nouvelle densité de la série. Elisha Cuthbert prend également du galon et ce n’est pas pour me déplaire (Bret Harrison passe lui un peu au second plan, et ce n’est pas pour me déplaire non plus). Megyn Price, qui joue Mary, et Kathy Baker, qui joue Joanne, apportent également un peu de fraîcheur.

Et une petite surprise attend les fans de That 70’s Show pour les derniers épisodes.

L’un dans l’autre, cette deuxième partie de The Ranch redresse le niveau assez bas de la première. On est encore loin d’une grande sitcom où les fous rires s’enchaînent, mais au moins on n’a plus l’impression de regarder une succession de vannes sans fond. Si vous avez calé après la première partie, laissez une chance à cette suite, elle pourrait vous surprendre.

En ce qui me concerne, je suis content d’avoir vu cette seconde partie et, après le cliffhanger du finale, j’attends la suite de pied ferme tout à fait calmement.

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