Vu! The Standups, saison 1.

8 septembre 2017

Vu! The Standups, saison 1.

Une des forces de Netflix, en plus de son catalogue toujours grandissant de séries et de documentaires, de films et d’animés, c’est la volonté de la plate-forme de streaming de proposer de nombreux specials consacrés à des comedians talentueux, d’Aziz Ansari à Joe Rogan en passant par Louis C.K., Amy Schumer, Chris D’Elia, Sarah Silverman, Iliza Shlesinger ou Jen Kirkman, pour n’en citer qu’une poignée.

Mais non content de capitaliser sur des noms reconnus par les connaisseurs ainsi que le grand public, Netflix n’hésite pas à mettre en avant de jeunes talents. Voilà le principe même de The Standups. Avec six épisodes de 30 minutes, six jeunes comedians ont la chance de montrer au monde ce qu’ils sont capable de faire.

À l’exception de Fortune Feimster, déjà vue dans un épisode de Chelsea Does… sur Netflix, je n’ai jamais entendu parler des autres.

Le stand-up est un exercice difficile, qui demande de la présence, un ton, une ambiance, plus encore que des vannes percutantes.

Le premier épisode présente Nate Bargatze. Avec sa chemise à carreaux et son air pince-sans-rire, il m’a captivé dès les premières minutes. Ce n’est pas tant ses blagues, qui sont drôles quand même, plus que sa façon de les asséner, sans jamais se défaire de son stoïcisme hilarant. Dur de le faire passer en premier. Dur pour ceux qui suivent et qui doivent marcher dans ses traces.

Fortune Feimster est presque grossière, et semble incapable de faire rire avec autre chose que son physique et son orientation sexuelle, enchaînant les stéréotypes sans jamais réussir à me faire rire.

Deon Cole essaie de trouver un ton décalé, avec plus ou moins de réussite, mais sans vraiment marquer. Nikki Glaser joue elle aussi sur son physique, celui d’une femme indépendante et stricte. Puis se met à faire des blagues sur ses expériences sexuelles particulières et pas toujours du meilleur goût.

Beth Stelling ne joue pas, elle, sur son physique plutôt agréable, mais sur son style rebelle, détaché. Et il y a du bon dans son set. Ce n’est pas parfait, mais elle a réussi à me faire rire à plusieurs reprises (ce qui n’est pas tâche aisée).

Dan Soder conclut cette première saison avec peut-être ma deuxième performance préférée sur les six. J’ai bien aimé son style, son ton, les sujets abordés. Le seul reproche que j’aurais à lui faire, c’est de rire beaucoup trop à ses propres blagues.

Cette première saison de The Standups se révèle être très mitigée. Être un jeune comedian est difficile, particulièrement dans un monde où les places coûtent cher et sont trustées par des noms établis. Il faut parvenir à se démarquer pour avoir une chance de s’imposer et créer sa niche. Et, à mes yeux, seul Nate Bargatze est prêt pour devenir une valeur sûre du stand-up. À n’en pas douter, s’il sortait un special, je le regarderai sans hésiter. Et je vous conseille de le découvrir de toute urgence !

FacebooktwitterFacebooktwitter

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *