Vu! The Walking Dead, saison 7.

12 décembre 2017

Vu! The Walking Dead, saison 7.

The Walking Dead saison 7

Voir sur Amazon

Pour punir et briser Rick, Negan le confronte à un groupe de rôdeurs. Revoyant les événements récents, et notamment l’exécution de l’un des siens par Lucille, Rick doit décider entre se battre ou mourir. Asservis par les Sauveurs, le groupe est brisé et désemparé. Mais pas encore désespéré. Et le désir de vengeance se fait rapidement sentir. De leur côté, Carole et Morgan, qui ont quitté Alexandria, découvrent un nouveau groupe de survivants, le Royaume du roi Ezekiel.

Après des débuts très remarqués, The Walking Dead s’est imposée comme une série phares parmi les nombreuses productions qui nous viennent des USA. Oui, mais voilà, le concept s’essouffle. Et cette septième saison en est un exemple parfait.

Le groupe est établi à Alexandria depuis un certain temps et les inconvénients de la vie sédentaire se font sentir très vite. Le premier, et majeur, c’est que la cohérence des intrigues en prend un sacré coup en travers de la tronche. Il est fort peu logique qu’autant de monde vive si proche les uns des autres sans jamais s’être croisés jusque-là.

Les Sauveurs tiennent la région, mais comment avaient-ils pu passer à côté d’Alexandria ? Et puis ces nouvelles communautés qui apparaissent ici et là, selon le bon vouloir et les besoins des scénaristes…

Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi les raccourcis empruntés pour faire progresser une intrigue poussive, parfois décousue et qui ne parvient plus à installer la tension présente les saisons précédentes. Mais bon, qui s’intéresse à la cohérence ?

Et pour finir, il y a Negan. Qu’on se le dise, Jeffrey Dean Morgan est un acteur que j’apprécie. Et lors du dernier épisode de la saison 6, j’ai cru que son ajout à la série pouvait être une bonne chose. J’ai vite révisé mon jugement. Negan est présenté comme un méchant bad ass, impitoyable et arrogant.

Mais, en fait, Negan est juste un méchant basique de série TV. Il a l’air bad ass de prime abord, mais en fait il est surtout lourd. J’ai beau chercher, je ne trouve pas de perversion dans son sourire, dans sa diction agaçante ou même dans ses actes. Il est présenté comme impitoyable, mais à part son coup d’éclat initial, il ne fait pas grand-chose, à part montrer des faiblesses effarantes à mesure que les épisodes passent. Une grosse déception pour un personnage qui aurait dû avoir beaucoup plus d’impact.

Côté « gentils », Rick retombe dans ses travers. Je n’impute pas entièrement la faute à Andrew Lincoln, mais, encore une fois, à un scénario faignant et maladroit, qui place l’intrigue au-dessus des personnages (ce qui crée de l’incohérence).

Rick n’est qu’un des symboles des réactions factices et illogiques de plusieurs personnages au cours de la saison. Un autre est Carole, donc chaque intervention est pénible à regarder tant elle sonne faux. Ou Xander Berkeley, qui, malgré son expérience, n’arrive pas à tenir son personnage de Gregory. Ou Steven Ogg, qui ressemble à un Walton Goggins light.

Ceci dit, Norman Reedus et Lauren Cohan s’en sortent plutôt bien malgré tout.

Je ne reviendrait pas sur le finale très bancal, qui a voulu trop en faire est complètement loupé à mes yeux.

Je ne vous ai pas parlé des zombies, non plus, mais c’est parce qu’ils ne sont plus vraiment une menace, à peine une distraction, un accessoire.

Vous l’avez peut-être deviné, cette septième saison de The Walking Dead m’a déçu. Je me rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, la saison 6 devait être la dernière. Et je me dis, comme souvent, qu’on aurait dû en rester là. Au lieu de ça, évidemment, on préfère exploiter un concept qui marche jusqu’à l’usure.

L’usure est là.

The Walking Dead était une de mes séries préférées. Mais, pour une fois, je n’attends pas la prochaine saison avec impatience. J’ai même très peur que ça empire.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *