Vu! Trailer Park Boys, saison 1.

28 juin 2017

Vu! Trailer Park Boys, saison 1.

Julian et Ricky, deux amis d’enfance, retrouvent la liberté après avoir été emprisonnés à la suite d’une fusillade en pleine rue. De retour dans leur parc de mobile-homes, ils constatent que les choses ont changé pendant leur absence, avec notamment l’arrivée d’un nouveau caïd. Ricky essaie de reconquérir Lucy et de relancer son trafic d’herbe, tandis que Julian fait de son mieux pour rester à l’écart des ennuis.

J’avais déjà entendu parler de ce mockumentary canadien, dont la diffusion originale a débuté en 2001, mais que je n’avais jamais eu l’occasion de regarder (je n’en avais pas fait une obsession non plus, ceci dit), pas plus que le film en noir et blanc à l’origine de la série (encore moins facilement trouvable). En la voyant apparaître dans le catalogue de Netflix, j’y ai naturellement jeté un coup d’œil.

L’ambiance satirique est immédiatement en place, avec toute une galerie de personnages parodiques à souhaits. Trailer Park Boys n’est pas là pour faire dans la dentelle et assume complètement son côté loser.

Julian (John Paul Tremblay) est un peu plus raisonnable que Ricky, mais pas de beaucoup. Il essaie d’éviter les ennuis mais c’est plus fort que lui et les lois ne sont souvent que des détails. Signe caractéristique intéressant, il a toujours un verre à la main, peu importe la situation.

Ricky (Robb Wells) est plus tête brûlée. Sa quête éternelle de gloire et d’argent prend systématiquement le pas sur son jugement et les conséquences de ses actes sont toujours pour lui une surprise. Il a une fille avec Lucy (Lucy Decoutere), avec qui il entretient tant bien que mal une relation tumultueuse.

Il y a aussi Bubbles (Mike Smith), un voisin et ami de Julian au physique difficile ; Jim Lahey (John Dunsworth), un flic à la retraite qui gère la sécurité du parc et dont le seul objectif est de renvoyer Ricky et Julian en prison ; Randy (Patrick Roach), son acolyte toujours torse-nu ; et une belle brochette de losers en tous genre.

Trailer Park Boys ressemble à un documentaire bas de gamme. Le genre de programme qu’on regarde façon plus ou moins honteuse, un reportage de Confessions Intimes qui durerait 11 saisons (et quelques films). Les angles de vue, l’interaction entre les sujets et l’équipe technique permet des moments très drôles, et les longues séquences où il ne se passe pas grand-chose permet d’asseoir le côté faussement réaliste.

Mais ce qui prédomine, c’est une action décalée, qui met en exergue le côté drôlement pathétique des personnages, les rendant à la fois humains mais jamais sérieux.

Après ces six premiers épisodes, je dois dire que ça fonctionne plutôt bien dans son genre. Peut-être pas assez pour me donner envie de binge watch l’intégrale, mais suffisamment pour que j’y revienne à l’occasion.

Trailer Park Boys est une série particulière, qui ne conviendra certainement pas à tout le monde. Mais si vous êtes fans de mockumentary, ça pourrait vous plaire. Beaucoup, même !

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