Vu! Two and a Half Men, saison 12.

27 avril 2016

Vu! Two and a Half Men, saison 12.

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Cette douzième et ultime saison est centrée autour du désir de paternité de Walden (Ashton Kutcher). N’arrivant pas à adopter d’enfant en tant que milliardaire célibataire, Walden décide de demander Alan (Jon Cryer) de l’épouser pour faciliter les procédures. Ils sont alors suivis par Mrs McMartin (Maggie Lawson), une assistante sociale qui doit déterminer s’ils sont aptes à élever Louis (Edan Alexander). Évidemment, elle aura bien des surprises aux côtés du couple.

Pour cette dernière saison de la série créée par Chuck Lorre, on observe un retour aux sources. Comme aux débuts de la série, les épisodes tournent autour d’un couple improbable essayant d’élever un enfant. Bien sûr, le personnage de Walden est loin de celui de Charlie. Ce n’est pas un problème pour les scénaristes. Les blagues tendancieuses et les situations embarrassantes s’enchaînent sur un rythme soutenu.

Mais même si l’on apprécie les références et autres suggestions politiquement incorrects qui ont fait le succès de la sitcom, le cœur n’y est plus vraiment. Les épisodes semblent forcés et si la trame principale est plutôt cohérente, l’ensemble est, comme lors des dernières saisons, un peu décousu.

Ashton Kutcher aura eu le mérite de prendre le risque de rejoindre le casting à un moment charnière, quand la série était menacée par l’annulation après le départ forcé de Charlie Sheen. Walden aura malgré tout peiné à remplacer Charlie. Depuis quatre saisons, l’ambiance n’était plus la même, et Jon Cryer (bon courage à lui pour rebondir après son personnage d’Alan Harper) ne parvenait plus à faire rire comme par le passé, à croire qu’on finit de se lasser de voir quelqu’un se faire humilier continuellement. Seule Conchata Ferrell conservait ce petit truc qui rappelait les premiers temps. Maggie Lawson apporte une touche de fraîcheur, même si son personnage s’essouffle vers la fin. Le très jeune Edan Alexander rappelle évidemment Angus T. Jones dans les premières saisons mais ça sent le réchauffé.

On retrouve pèle-mêle, au fil des épisodes, des apparitions de Amber Tamblyn (qui avait été une des bonnes surprises de la saison 11) dans le rôle de Jenny, de Courtney Thorne-Smith en Lyndsey, de Holland Taylor en Evelyn Harper, de Melanie Lynskey, de Marin Hinkle en Judith et Ryan Stiles en Herb, de Michael Bolton dans son propre rôle, de Clark Duke en Barry, de D.B. Sweeney en Larry, Mimi Rogers en tant que la mère de Walden et même Angus T. Jones (qui avait quitté la série après la saison 10) en Jake. Le finale voit également son lot de figures familières et de guest stars inattendues, comme Judy Greer, Emmanuelle Vaugier, Christian Slater ou Arnold Schwarzenegger.

Je ne parlerai pas de l’épisode final en détail, épisode qui promettait des surprises de taille (qui a parlé de Charlie Sheen ?), je dirais seulement qu’il casse malheureusement le rythme de la saison et manque d’offrir une fin tout à fait satisfaisante. Malgré une volonté de retour aux sources et quelques éclats par-ci par-là, il était temps que ça s’arrête, tant la série tournait en rond. Après 262 épisodes (ce qui en fait une des plus longues sitcom de l’histoire), et après avoir réussi à s’imposer comme une sitcom culte, Two and a Half Men tire sa révérence.

Merci pour les bons moments.

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