Vu! Van Helsing, saison 1.

14 mars 2017

Vu! Van Helsing, saison 1.

van-helsing-s13 ans après le Soulèvement, les vampires dominent le monde. Axel, un Marines, survit dans un hôpital, avec un docteur transformé en vampire et une femme mystérieuse, plongée dans le coma et dont il doit assurer la garde pour le compte de l’armée. Après l’arrivée d’un groupe de survivants et l’attaque du refuge par les vampires, Axel va découvrir la véritable nature de la femme. Et pourquoi elle peut faire la différence dans la guerre qui oppose humains à vampires.

Quand j’ai vu que Netflix sortait une série Van Helsing, je me suis pris à espérer qu’il nous refasse un coup à la Daredevil, à savoir prendre un film qui a fait un bide pour en faire une série à succès. J’aurais peut-être dû me renseigner un peu mieux. Si j’avais su que Van Helsing est en fait une série Syfy, j’aurais probablement passé ma route.

Le pilote ne m’a que peu convaincu. Une construction étrange, pour ne pas dire mauvaise, avec un début dans le présent pour retourner dans le passé pour revenir dans le présent sans que ça n’apporte grand chose. Mais bon, il y avait juste assez pour que je poursuive. Alors puisque j’ai abandonné plusieurs séries récemment, je me suis dis que j’allais persévérer avec celle-ci.

Autant le dire tout de suite, Van Helsing est une série post-apocalyptique très basique. Elle ressemble beaucoup à une version bâclée de The Walking Dead, avec les situations, les personnages, les zombies, même, les décors, tout ça. Le truc, c’est que The Walking Dead parvient à dépasser ses erreurs pour créer des personnages attachants, offrir des moments de suspens, des envies de continuer l’aventure, de savoir ce qu’il va se passer.

Je ne suis pas familier avec les comics dont est tirée cette série donc je ne pourrais pas juger de l’adaptation. Toujours est-il que je ne savais pas qu’on suivait la descendante du fameux Abraham Van Helsing de Bram Stoker. Mais je l’ai pigé assez vite, même si son nom n’est « révélé » que durant le dernier épisode.

Durant les premiers épisodes, le héros c’est Axel, ce Marines qui a veillé sur Vanessa pendant son coma et qui n’a pas tué la docteur transformée en vampire. Ça tombe bien, car Doc (Rukiya Bernard) a l’air d’un personnage plutôt attachant si l’on en croit un des flashbacks. Pourquoi garder un vampire en vie, me direz-vous ? J’en sais rien, c’est même plutôt bête comme idée, mais ça fonctionne plutôt bien puisqu’on apprend rapidement que Vanessa, si elle se fait mordre ou mord elle-même un vampire, a le pouvoir de le faire redevenir humain. Évidemment, elle va s’en servir pour ramener Doc.

Bref, Axel, je disais. Axel, joué par Jonathan Scarfe, est un personnage très frustrant, car derrière ses airs de héros anti-conformiste, il est en réalité le stéréotype même du personnage principal masculin de base. Vanessa, c’est encore pire. Kelly Overton joue une héroïne brouillonne, qui n’est jamais vraiment bien définie et qui est surtout beaucoup trop arrogante, voire même souvent stupide. Elle est douée en combat, mais nul au combat, elle passe son temps à se faire tabasser par des vampires quand il lui suffirait de les mordre pour les retourner.

Je pourrais parler des autres personnages, comme Sam (Christopher Heyerdahl) sans doute un des plus intéressants, ou Mohamad (Trezzo Mahoro), qui est sympa jusqu’à ce qu’il devienne inutile. Je pourrais parler des vampires, qui ne révolutionnent rien et ressemblent globalement à des zombies ou à des lobbyistes.

Je pourrais parler de ce grand n’importe quoi qu’est le scénario de cette première saison, avec ce rythme banale, ces personnages inconstants qui prennent systématiquement des décisions irréfléchies, ces incohérences ou retournements de situations aussi prévisibles que mauvais. Mais je vais plutôt parler de ce qui est le plus réussi, dans Van Helsing, c’est le tout début de chaque épisode (sauf peut-être le pilote).

Il y a toujours un peu (ou beaucoup) de sang, des scènes en général mieux travaillées et, surtout, l’apparition de ce logo rouge sur fond noir quand la bande-son de la scène (souvent des cris de douleur ou des bruits inquiétants) se poursuit en arrière-plan.

Si vous voulez regarder Van Helsing et ne pas être déçu, voici donc mon conseil, regardez jusqu’à ce que ce soit marqué Van Helsing en gros sur l’écran, comptez jusqu’à cinq puis passez à l’épisode suivant.

Van Helsing aura été une déception, pas si grande que ça car je n’en attendais pas beaucoup, mais quand même. La mentalité de l’histoire, c’est qu’il faut se méfier des séries Netflix présentée en France comme Original quand elles sont en fait produites par des chaînes du câble américain pas réputées pour la qualité de leurs programmes.

La série a été (assez inexplicablement) renouvelée pour une seconde saison. Je ne la regarderai pas.

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