Vu! After Life, saison 1.

8 mai 2019
After Life, saison 1

Lorsque sa femme meurt d’un cancer, Tony est dévasté. Il tente de se suicider, mais, incapable d’abandonner son chien, il choisit à la place de se laisser dépérir. En parallèle, et puisqu’il n’a plus peur de mourir (puisqu’il aurait même envie que ça arrive), il décide qu’il peut faire et dire tout ce qu’il veut. Ce changement d’attitude a un impact sur son entourage et les gens qu’il rencontre. Qu’à cela ne tienne, il est dorénavant là pour les punir.

J’adore Ricky Gervais. Alors quand j’ai vu qu’il sortait une nouvelle série sur Netflix, je me suis jeté dessus.

Dire qu’After Life est une création de Ricky Gervais est un euphémisme, puisqu’il y a tout fait ou presque. Il est scénariste, réalisateur, producteur et, évidemment, interprète principal.

Son personnage de Tony ressemble un peu à Ricky Gervais lui-même, en tout cas on retrouve des similitudes avec son stand-up Humanity. À l’image des (nombreux) autres personnages de sa création, Tony est profondément humain.

Je veux dire sous le sarcasme et cette envie de mettre les gens face à leur vérité. Quitte à être cash et à les blesser.

After Life est une série très différente de Derek (également disponible sur Netflix), pourtant on y retrouve le style de Ricky Gervais, une comédie qui oscille entre plusieurs genres, avec un penchant pour l’humour noir. Dans le même épisode, on peut facilement passer du rire aux larmes, puis au rire à nouveau et encore aux larmes.

Tout ça grâce à un casting plus vrai que nature. Contrairement aux américains, les anglais ont cette capacité à prendre des acteurs qui ressemblent à des êtres humains que l’on pourrait croiser dans la rue, à des gens de la vie de tous les jours. Ici, chaque acteur est absolument authentique, comme si ce n’était pas un rôle, comme si on regardait leur vie.

Et la galerie est vaste.

De Sandy (Mandeep Dhillon), la jeune journaliste qui débute dans un journal local, tenu par Matt (Tom Basden, déjà vu dans la géniale série Plebs), le beau-frère de Tony, en passant par Lenny (Tony Way) le photographe, Kath (Diane Morgan), Julian (Tim Plester), un drogué à l’origine d’un des moments les plus forts de cette première saison, Daphnée (Roisin Conaty), la prostituée (je veux dire la travailleuse du sexe), Brian (David Earl), qui veut à tout prix passer dans le journal, le facteur (Joe Wilkinson), Anne (Penelope Wilton), la voisine de cimetière, le père (David Bradley), qui garde des séquelles de son passage dans Game of Thrones, l’infirmière (Ashley Jensen), ou encore le psy (Paul Kaye), que j’ai trouvé extrêmement rafraîchissant. Et, bien sûr, Lisa (Kerry Godliman), qui est parfaite, à la fois douce, drôle et touchante.

Peut-être que l’authenticité des personnages vient du fait que, pour la grande majorité, ils ont déjà travaillé ensemble, sur Derek ou d’autres productions.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas binge watch une série. Je pensais que la prochaine serait la saison 2 de The Punisher (que je n’ai pas encore commencée) mais ça me va très bien comme ça.

J’ai adoré After Life. Malgré une fin de saison très (trop ?) feel good et un brin bâclée, qui flirtait très (trop ?) dangereusement avec ce que mon seuil de tolérance est capable de supporter.

Mais même si je mets un bémol sur la fin, j’ai quand même adoré cette première saison et je vous la recommande chaleureusement, surtout si vous aimez les histoires humaines et sincères.

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