Vu! Arrow, saison 1.

18 septembre 2015

Vu! Arrow, saison 1.

Arrow

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Son nom est Oliver Queen et, pendant cinq ans, il a été contraint de survivre sur une île perdue au large de la Chine. De retour à Starling City, il revient armé des secrets de son père décédé. Pour neutraliser, par tous les moyens, les personnes qui ont faillis à la ville, et rayer leurs noms de sa liste, tout en protégeant ceux qu’il aime, il ne peut agir à visage découvert et doit devenir autre chose.
Sortie il y a déjà quelques années, cette série basée sur le super-héros DC « Green Arrow » rencontre un certain succès (notamment grâce à la présence de Stephen Amell, n’est-ce pas mesdemoiselles!). Créé par Greg Berlanti, Marc Guggenheim et Andrew Kreisberg, Arrow fait le bonheur de la chaîne américaine CW et joue un rôle important dans la compétition entre DC Comics et Marvel sur le petit écran.
Force est de constater que, dès les premiers épisodes, on est plongé dans le bain. Pas de temps mort, un peu d’humour, de l’action et du suspense.
Arrow est un peu différent des autres shows du même type. L’ambiance est souvent plus sombre et les personnages plus violents. Ceci étant dit, Arrow n’est pas vraiment une série noire, c’est aussi, pour grande part, un soap-opéra déguisé. Les trahisons, les relations sentimentales, les retournements de situation, on se croirait parfois dans une version DC des Feux de l’Amour.
Mais globalement, ça passe plutôt bien alors faisons avec.
Même si l’on entre directement dans le vif du sujet, la série prend paradoxalement le temps d’installer son décor et ses personnages. Cette première saison n’est que le début de l’histoire, un premier acte. On sent qu’il y en a sous le pied pour la suite (d’autant plus quand, comme moi, on a vu The Flash avant The Arrow). Ça confère clairement plus de dynamisme à l’ensemble.
Le casting est à l’image de la série, partagé entre un besoin de crédibilité et quelques stéréotypes. Stephen Amell n’est pas mauvais dans son rôle et tient plutôt bien son personnage, de même que Paul Blackthorne, avec ses faux airs de Billy Bob Thornton, dans le rôle du policier qui pourchasse le Vigilante et qui en veut à Oliver Queen d’avoir causé la mort de sa fille Sara pour l’avoir emmenée sur le bateau, puisqu’elle est morte dans l’accident qui a également tué Robert, le père d’Oliver et fait échouer notre futur justicier masqué sur une île à l’autre bout du monde (je vous avais prévenu, y’a une part de soap-opéra). Et encore, je vous ai pas dit que Lance, le flic, n’est autre que le père de Laurel Lance, interpétée par Katie Cassidy, qui était la petite-amie d’Oliver, et qu’il a donc trompée avec sa propre sœur. Ni que Laurel est maintenant avec Tommy Merlyn (Colin Donnell), le meilleur ami d’Oliver et le fils de Malcolm Merlyn (John Barrowman), qui mijote un truc pas catholique avec Moira Queen (Susanna Thompson), la mère d’Oliver. Et ce n’est que la moitié du casting, auquel se joignent David Ramsey et l’excellente Emily Bett Rickards (elle a des répliques formidables), les alliés du justicier, ou Willa Holland, la petite sœur et d’autres encore.
La multiplicité des personnages permet de multiplier les trames pour révéler leurs différentes facettes au fur et à mesure que la série progresse tout en leur permettant d’évoluer plus naturellement.
Sans être du niveau de Marvel’s Daredevil, par exemple, Arrow reste une série tout à fait honnête. Je l’ai préférée à la première saison de Agents of S.H.I.E.L.D., et l’ai trouvée au-dessus également de son spin-off, The Flash. 23 épisodes de 42 minutes n’est pas mon format favori, mais je n’ai pas décroché. Et j’ai même envie de regarder les saisons suivantes, c’est dire.
Arrow a pour vocation d’être un divertissement dans l’univers sombre de DC, et c’est exactement ce que c’est.

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