Vu! Bird Box, de Susanne Bier.

22 janvier 2019
Bird Box

Suite à un appel radio promettant un refuge à l’abri du danger, Malorie, accompagnée de deux jeunes enfants, Fille et Garçon, entame un long périple sur le fleuve, les yeux bandés.

Cinq ans plus tôt, après une vague de suicides d’une ampleur inédite en provenance de Russie, les États-Unis sont touchés par un mal mystérieux pendant que Malorie passe une échographie de contrôle pour sa grossesse. Face à un ennemi invisible, la panique s’empare aussitôt de la population. Si Malorie parvient à rejoindre une maison avec d’autres personnes, elle et les autres survivants ne sont pas tirés d’affaire pour autant.

J’avais lu le roman de Josh Malerman au moment de sa sortie en France, fin 2014. J’avais aimé l’histoire originale, qui avait su maintenir le lecteur exigeant que je suis en tension tout en évitant les pièges classiques du genre ultra-calibré de l’horreur post-apocalyptique.

Quand le film est sorti sur Netflix, il y a environ un mois, je me suis instinctivement méfié. Après tout, c’est une adaptation et je suis en général déçu par les adaptations des romans que j’ai lu. Mais l’engouement autour du film a attisé ma curiosité.

Bonne surprise.

J’étais un peu sceptique sur la manière de recréer l’ambiance oppressante du roman, qui épousait plus facilement le point de vue des personnages. Tous ces passages où les survivant, et donc le lecteur, ont les yeux bandés pour ne pas voir ces créatures qui poussent ceux qui les voient à se suicider.

Les images changent la donne par principe. Mais Susanne Bier s’en sort très bien en prenant le parti, comme dans le roman, de ne pas imposer une vision des mystérieuses créatures. Ce choix est, je pense, très judicieux, car il permet à chacun de se faire sa propre explication.

La réalisatrice danoise peut également compter sur un casting qui allie expérience et talent pour créer une tension latente.

Sandra Bullock, malgré le fait qu’elle ressemble de plus en plus à une campagne de prévention contre la chirurgie esthétique (et le fait qu’elle joue une femme enceinte à plus de 50 ans) porte une bonne partie du film sur ses épaules avec brio.

Elle est soutenue par Trevante Rhodes, découvert dans l’excellent Moonlight. Le reste du casting réuni John Malkovich, Sarah Paulson, Jacki Weaver, Tom Hollander, B. D. Wong, Rosa Salazar, Parminder Nagra, Pruitt Taylor Vince, David Dastmalchian, Happy Anderson, Lil Rel Howery ou Colson Baker, pour ne citer qu’eux.

Ça ressemble un peu à une publicité pour United Colors of Benetton, mais tous sont compétents.

Ayant lu le roman il y a quatre ans, les détails n’étaient pas frais dans ma mémoire, même si je me rappelais plutôt bien de l’histoire. Dans l’ensemble, il me semble que l’adaptation est assez fidèle au roman, ce qui, pour moi, est un très bon point.

Même si je connaissais l’histoire, je me suis laissé prendre par la tension latente, ce qui est une autre bonne chose.

Sans être le film de l’année, Bird Box est un divertissement de qualité. Je ne me suis pas ennuyé et j’ai même passé un bon moment.

Si vous aimez les films post-apocalyptiques, et que vous ayez lu le roman ou non, je vous recommande Bird Box.

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