Vu! Dead To Me, saison 1.

4 juin 2019
Dead To me saison 1

Jen Harding est en deuil après la mort brutale de son mari, parti faire un footing de nuit et renversé par une voiture. En proie à ses émotions, elle doit pourtant maintenir le cap, pour s’occuper de ses enfants. Elle décide alors de rejoindre un groupe de soutien, où elle rencontre Judy, qui, malgré des débuts difficiles, va devenir sa meilleure amie. Mais Judy cache un lourd secret.

Franchement, je ne m’attendais pas à ça.

Quand j’ai vu cette série apparaître dans les nouveautés Netflix, je l’ai ajoutée à ma liste plus par réflexe qu’autre chose. J’aime bien Christina Applegate et Linda Cardellini et j’ai trouvé l’extrait de présentation plutôt chouette, tout en humour noir.

Je me suis rapidement lancé dans Dead To Me et, même si j’ai quelques réserves, cette première saison est une belle surprise.

Le pitch est croustillant et l’ambivalence des personnages comme des genres fonctionne très bien.

Bien sûr, très vite, je me suis demandé comment ils allaient gérer ci ou ça. Et tout n’est pas parfait, mais, dans l’ensemble, ça tient plutôt la route (en frôlant tout de même la sortie de piste à plusieurs reprises).

L’histoire est assez atypique et, sans être tout à fait originale, sort des sentiers battus (et rebattus). Un peu comme une version humour noir d’Another Earth (que je vous recommande).

D’ailleurs, en voyant que la série est créée par Liz Feldman, avec Will Ferrell et Adam McKay comme producteurs exécutifs, je suis encore plus surpris. Disons que je ne me serais pas attendu à autant de maturité, surtout de la part des deux derniers, qui sont plutôt habitués à un humour, disons, plus lourd( même si Adam McKay m’a énormément surpris avec The Big Short).

Il faut aussi dire que le casting est très bon.

Christina Applegate ressemble à la caricature d’une actrice hollywoodienne sur le déclin, une espèce de Meg Ryan de la télé, qui tente de s’accrocher à sa jeunesse à coups de botox. Néanmoins, elle m’est sympathique et je la trouve à la fois juste et humaine. J’ai aimé la complexité de son personnage, sublimée par un jeu presque sans faute, avec d’excellents moments.

Mais la vraie star de Dead to Me, c’est bien Linda Cardellini. Qu’elle est loin, l’ado raisonnable de Freaks and Geeks, même la petite sœur de Bloodline (en tout cas de la première saison). Ses mimiques, sa manière de passer d’une expression à l’autre, sa complicité avec James Mardsen, leurs dialogues, ses regards. Elle est juste géniale.

Et même James Mardsen, d’ailleurs, derrière ses airs de beau-gosse plein aux as, est beaucoup moins lisse que son personnage ne semble l’indiquer de prime abord.

Dead To Me est une belle surprise qui, sans être un chef d’œuvre, est quand même bien au-dessus du niveau de la plupart des séries qui sortent.

Ça aurait pu être un gros coup de cœur, tant la saison m’a tenu en haleine avec ses révélations bien placées, son humour noir et ses cliffhangers de fin d’épisode.

Mais voilà, la vraie grosse révélation, celle qui fait basculer la fin de saison, ne m’a pas complètement convaincu. Tout comme la fin de la saison, d’ailleurs. Rien de définitif, et je regarderai sans aucun doute la deuxième saison, d’ores et déjà commandée par Netflix. Mais j’ai un peu peur que, suivant la direction prise, ce soit quitte ou double.

On verra bien.

En attendant, si vous aimez l’humour noir et les séries bien rythmées, je vous recommande de jeter un coup d’œil à Dead To Me !

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