Vu! Deadpool 2, de David Leitch.

12 octobre 2018

Vu! Deadpool 2, de David Leitch.

Deadpool 2

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Reconverti en mercenaire, Deadpool traque et tue de nombreux criminels à travers le monde. En parallèle, Wade Wilson vit le parfait amour avec Vanessa. Mais alors qu’elle est prête à fonder une famille, elle est assassinée par un baron de la drogue. Dévasté, Wade tente, en vain, de se suicider. Colossus le ramène au manoir du professeur Xavier et veut le recruter dans les X-Men. Incapable de suivre les règles lors d’une intervention pour sauver Russell Collins, un jeune mutant, Deadpool et le garçon sont envoyés dans une prison pour mutants où ils sont attaqués par Cable, un soldat venu du futur pour éliminer Russell avant qu’il ne devienne Firefist et tue sa famille. Après une vision de Vanessa, Deadpool décide de combattre Cable pour sauver Russell. Il fonde alors la X-Force.

Avant de voir cette suite de Deadpool, qui m’avait beaucoup plu, j’ai demandé l’avis à plusieurs amis. Le verdict était étrangement similaire : dans la lignée du premier, l’effet de surprise en moins.

En même temps, vu les libertés de ton prises par le premier film, il était difficile d’aller plus loin sans tomber dans la surenchère. Le film flirte continuellement avec la frontière entre la parodie et la fainéantise, en réussissant à ne pas se trouver systématiquement du mauvais côté, ce qui est déjà pas mal.

Comme dans le premier volet, le film est bourré de références, souvent irrévérencieuses. Heureusement.

Car à côté de ça, à vouloir se jouer du scénario typique des films du genre, il finit par tomber lui-même dans son propre piège. La plupart du temps, ça passe quand même, grâce aux vannes et au charisme de Ryan Reynolds et à ses partenaires de jeu.

Grâce aussi à des moments de grand n’importe quoi, dont certains sont très drôles et d’autres plutôt bien foutus.

Mais l’aspect divertissant peine à masquer le manque d’efforts pour sortir des sentiers battus et rebattus en terme d’histoire. J’en veux pour preuve la fin du film, très décevante, qui enrobe la même pilule que d’habitude dans un emballage acidulé. Il ne suffit pas de faire semblant de l’assumer pour éviter la caricature.

Il en va de même avec les scènes post-générique. Certains passages sont chouettes, mais ils témoignent dans l’ensemble d’un manque d’ambition. Il ne suffit pas de dire de dire « bite » ou d’en montrer une petite, ni de vanner Batman pour devenir culte.

Pourtant, le film avait tout pour réussir, une liberté de ton, donc, des tacles dans tous les sens, et un casting entre belles révélations et apparitions surprises. À côté d’un Ryan Reynolds plus investi que jamais, on retrouve la charmante Morena Baccarin dans le rôle de Vanessa, pour la touche féminine ; le génial T. J. Miller en barman déluré ; Karan Soni reprend son rôle de chauffeur de taxi courageux mais pas téméraire.

Josh Brolin incarne Cable (en plus d’incarner déjà Thanos dans les Avengers) avec un succès mitigé. La vraie surprise, c’est Domino, jouée par Zazie Beetz, qui apporte une réelle fraîcheur au film et compense le pari à moitié loupé de Julian Dennison en Firefist.

Ajoutons les rôles (très) secondaires de Terry Crews ou de Bill Skarsgard ; les apparitions de Matt Damon et Alan Tudyk en rednecks dans ce qui est à mes yeux une des scènes les plus intéressantes et audacieuses du film (et un bel hommage à l’univers des frères Coen) ; et les caméos d’une bonne partie des nouveaux X-Men, de James McAvoy à Evan Peters en passant par Nicholas Hoult, Kodi Smit-McPhee, même Hugh Jackman fait une apparition (ou presque) et c’est sans compter Brad Pitt en Fantôme.

Malgré ça, mon impression globale rejoint celle de mes amis. Deadpool 2 est dans la lignée du premier, la surprise en moins. Je n’ai pas passé un mauvais moment, mais il me reste un arrière-goût amer et j’ai bien peur que la franchise la plus irrévérencieuse de Marvel rentre rapidement dans le rang.

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