Vu! Everest, de Baltasar Kormakur.

17 février 2016

Vu! Everest, de Baltasar Kormakur.

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Au printemps 1996, c’est la course à l’ascension de l’Everest. Différentes compagnies commerciales permettent à de riches clients d’atteindre le plus haut sommet au monde. Mais malgré tous les préparatifs et toutes les précautions, personne n’est à l’abri du danger lorsque les éléments se déchaînent.

Tout ce que je savais de ce film, au moment de le regarder, était qu’il racontait l’histoire d’une ascension de l’Everest (le titre est assez limpide en ce sens) et qu’il mettait en scène Jake Gyllenhaal. J’ignorais qu’il était basé sur des faits réels (je l’ai compris assez vite, notamment grâce à la mention « basé sur des faits réels » qui ouvre le film) et donc je ne savais pas à l’avance qui allait survivre et qui allait mourir.

Librement inspiré du récit Tragédie à l’Everest (Into Thin Air : a personnal account of the Mt. Everest Disaster) de Jon Krakauer (qui avait également écrit le récit Into the Wild, adapté au cinéma par Sean Penn), publié en 1997, le film se veut au plus proche de la réalité. En préparation, les acteurs ont donc rencontré les personnes dont ils interpréteraient les rôles, ou leurs proches. Guy Cotter, qui était coordinateur des secours au moment des faits, a également servi de consultant sur le film. Ce sont des « détails » puisque je ne connaissais rien du drame avant de voir le film, mais ça ajoute un côté « authentique » à l’histoire qui se déroule sous nos yeux.

Les paysages sont aussi grandioses que ce à quoi on pourrait s’attendre. Ces amas de roche culminant à près de neuf kilomètres au-dessus du niveau de la mer ne sont que ça, des amas de roche, drapés de neige et de glace. Et pourtant, s’ils ne sont pas « beaux », au même titre qu’un magnifique lagon ou une forêt luxuriante, ils exercent néanmoins une fascination primale. Les décors du film sont d’autant plus réalistes qu’une partie du tournage a eu lieu au Népal, ainsi que dans les Dolomites, par -30° pendant plus de 10 heures par jour durant 6 semaines.

Et le rendu est formidable. même si l’on sait qu’on regarde un film, on s’y croirait. Sans aller jusqu’à avoir l’impression d’être en montagne avec les guides et leurs clients, on est conscient tout du long du danger que représente une telle ascension, d’autant plus quand les choses se corsent.

Au niveau du casting, l’acteur principal est l’australien Jason Clarke. S’il ne m’avait pas convaincu dans Terminator Genisys, je l’ai trouvé excellent dans le rôle de Rob Hall. Une prestation solide, sobre et puissante à la fois. À ses côtés, on retrouve Martin Henderson, John Hawkes, Michael Kelly, Emily Watson, Sam Worthington, Keira Knightley, Elizabeth Debicki, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal et Robin Wright, pour ne citer que les plus connus. Ils sont tous au diapason et livrent des performances de grande qualité, criantes de réalisme.

 

Everest est un film poignant, à la réalisation efficace, qui se repose sur une histoire vraie suffisamment spectaculaire pour ne pas avoir à en rajouter. Tout est là, action, aventure, émotion, tragédie. Un film qui marque et qui fera peut-être réfléchir à deux fois ceux qui envisageait d’aller tenter leur chance sur le toit du monde.

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