Vu! Forever, saison 1.

6 novembre 2018

Vu! Forever, saison 1.

June et Oscar forment un couple amoureux mais profondément routinier. June est partagée entre sa complicité avec Oscar et son désir de sortir de leur routine. Mais quand elle décide de bouleverser leurs habitudes, elle ne s’attendait pas à ce qu’ils se retrouvent dans une situation aussi imprévisible et inattendue.

Sortie un peu dans l’anonymat sur Amazon Prime, cette série m’a tapée dans l’œil grâce à la présence au casting de Maya Rudolph. J’aime beaucoup Maya Rudolph, elle a un côté très naturel que j’adore et son charme très humain lui permet de passer du comique au dramatique très facilement.

Si son titre est assez parlant, la série commence très lentement et il faut deux épisodes entiers pour entrer vraiment dans le vif du sujet. Deux épisodes qui nous permettent de découvrir la vie de couple de June et Oscar puis un peu mieux la façon dont fonctionne June.

Bon, il m’est un peu difficile de parler de Forever sans la spoiler un minimum. Alors si vous n’avez pas vu la série et que vous compter la regarder, enregistrez cette page dans vos favoris et revenez-y quand ce sera fait.

C’est bon ?

Très bien.

Le premier épisode se conclut par la mort d’Oscar. Je ne m’y attendais pas. Le deuxième épisode est consacré à la façon dont June gère son deuil. Non dénué d’humour, ce deuxième épisode est plus profond et permet de mieux creuser sa personnalité. À la fin du deuxième épisode, alors que la roue s’apprête à tourner, June décède à son tour.

Seulement pour rouvrir les yeux sur Oscar qui l’accueille dans la mort. Maintenant, ils seront ensemble pour toujours.

Vu comme ça, ça ressemble un peu à The Good Place, mais The Good Place est une sitcom, avec tout ce que ça veut dire. Forever n’est pas une sitcom, c’est une comédie. Et si la différence peut paraître ténue, elle existe néanmoins.

L’humour est plus subtile, moins systématisé. Ce qui permet, par exemple, de longs et improbables dialogues entre les deux personnages principaux, comme cette fois où ils parlent de la meilleure façon de s’asseoir de manière parfaitement argumentée.

Ça permet aussi une marge de liberté presque déroutante. L’épisode 6 en est un parfait exemple, puisqu’il est presque entièrement consacré à une histoire secondaire, développée dans le seul but de permettre à June de prendre une décision.

En ce sens, Forever est une série comique qui ne se repose pas uniquement sur son humour. L’humour serait même presque la cerise sur le gâteau. Ce qui fait sa force, c’est son côté très humain (comme Maya Rudolph, en somme), sublimé par le jeu naturel des acteurs.

Le duo principal, composé par Maya Rudolph et Fred Armisen fonctionne parfaitement, les deux se complètent très bien. Je ne reviendrai pas sur Maya Rudolph, sauf pour répéter tout le bien que je pense d’elle et que cette série ne fait que confirmer. Je connaissais moins Fred Armisen, mais si j’ai eu un peu de mal au début avec son personnage, il m’a convaincu au fil des épisodes.

Catherine Keener, Noah Robbins, Peter Weller, Jason Mitchell, Hong ChauJulia Ormond et Obba Babatundé complètent le casting.

J’ai beaucoup aimé, surtout, la structure de la série. Malgré une saison de seulement 8 épisodes, Alan Yang (compère d’Aziz Ansari avec qui il a co-créé Master of None) et Matt Hubbard ont pris le temps d’installer leurs personnages pour raconter leur histoire.

J’ignore si Forever sera renouvelé pour une deuxième saison (la fin étant assez ouverte, c’est tout à fait possible). Si c’est le cas, je la regarderai avec plaisir.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *