Vu! Good Omens, saison 1.

6 juillet 2019

Le Ciel et l’Enfer se livrent une guerre depuis plusieurs millénaires. Témoins privilégiés de ce combat, l’ange Aziraphale et le démon Rampa se côtoient depuis tout autant. Avec le temps, ils ont appris à s’apprécier et même s’ils sont dans des camps opposés, ils décident d’unir leur force pour empêcher l’Apocalypse imminente, chacun à leur manière.

Adaptée du romans De Bons Présages, de Terry Pratchett et Neil Gaiman, par Neil Gaiman lui-même, Good Omens m’a attiré par son côté irrévérencieux.

Il faut dire que la série venait à peine de sortir sur Amazon Prime que déjà une pétition demandait qu’elle soit retirée du catalogue pour incitation au satanisme. En 2019.

Ça m’a immédiatement convaincu. Ça et le casting intéressant, ainsi que des retours engageants.

On m’avait vendu la série comme une sorte de Dirk Gently à la sauce biblique et britannique (ce qui est ironique puisque Dirk Gently lui-même, avant d’être une série américaine, est une création britannique).

L’histoire est on ne peut plus classique puisque la trame, au moins sur une partie de la série, reprend plusieurs épisodes bibliques, quoi que sur un ton différent et, effectivement, un brin polémique (même si c’est vachement plus cohérent sur certains détails que le bouquin lui-même, rédigé, il est vrai, avec un tout autre public-cible en tête).

La plus grande qualité de la série est son visuel. Si l’on excepte les effets spéciaux qui font souvent faux, la photo est quant à elle magnifique. Les plans et les scènes sont très ciné-géniques.

Good Omens est également une série bien écrite, avec des dialogues croustillants calibrés pour un couple Ange/Démon très complémentaire. Le côté théâtrale de David Tennant et Michael Sheen est mis en avant, ce qui aurait pu me gêner mais, finalement, marche plutôt bien dans ce contexte.

À leurs côtés, on retrouve du beau monde, entre Frances McDormand, qui prête sa voix à Dieu ; Benedict Cumberbatch lui rend la pareille en prêtant sa voix à Satan ; l’excellent Jon Hamm campe un archange Gabriel original.

On retrouve également, Nick Offerman, Mireille Enos ou Michael McKean dans des rôles secondaires.

Mais tout ce beau monde ne m’a pas empêché d’être globalement déçu. Il y a bien de l’humour British, des personnages souvent sympas, colorés et originaux, des scènes très réussies et une relecture parfois amusante et intéressante de la fable biblique.

Mais la fin est sans surprise, un peu longue, même. En fait, l’impression qui me reste est que Good Omens n’est pas une série de six épisodes mais un long téléfilm découpé en six parties. Un téléfilm de bonne qualité, certes, mais un téléfilm quand même.

Si vous aimez les séries britanniques ou l’univers de Terry Pratchett et que vous n’avez pas peur de devenir un adorateur de satan, je vous invite à vous faire votre propre opinion.

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