Vu! Gotham, saison 1.

17 novembre 2015

Vu! Gotham, saison 1.

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Dans une ville rongée par la criminalité, James Gordon (Benjamin McKenzie) fait figure d’exception, étant l’un des rares inspecteurs intègres de la GCPD. Avec Harvey Bullock (Donal Logue), son partenaire, le jeune inspecteur Gordon doit enquêter sur la mort de Thomas et Martha Wayne, un couple de milliardaires humanistes, assassinés dans une allée sombre sous les yeux de leur fils, Bruce (David Mazouz).
En apprenant la création de cette série, j’étais très enthousiaste. J’aime les spin-off et les prequels. Et je suis fan du Chevalier Noir depuis longtemps.
Sauf que, dès les premiers épisodes, quelque chose sonne faux. Impression qui se vérifie dans les épisodes suivants, puis tout au long de la saison.
Au fil de ses enquêtes, le futur commissaire Gordon va croiser la route de futurs personnages de l’univers de Batman, ainsi que d’autres créés spécialement pour l’occasion, comme celui de Fish Mooney, brillamment interprété par Jada Pinkett Smith. Sans être mauvais, Ben McKenzie ne m’a pas tout à fait convaincu en jeune James Gordon. Mais ce n’est rien à côté du jeune Bruce Wayne, que j’ai trouvé insupportable. J’ai commencé la série en pensant l’apercevoir seulement par-ci par-là. Au final, il est présent dans tous les épisodes, même s’il n’apporte rien la plupart du temps. Pire, on a l’impression que les scénaristes ont été obligés de lui trouver des scènes coûte que coûte, ce qui donne un futur Batman à l’accent particulièrement niais. A mes yeux, la série aurait gagné de son absence au générique. Au lieu de ça, on le voit copiner avec Selina Kyle (Camren Bicondova), comme s’ils étaient amis depuis toujours.
On retrouve également David Zayas dans le rôle de Salvatore Maroni, un des chefs de la pègre gothamienne ou Richard Kind dans celui du maire. Deux acteurs qui ont l’expérience des séries télé, mais qui ne parviennent pas à transcender dans Gotham. Tout comme Erin Richards, dans le rôle de la petite amie de Gordon.
Cory Michael Smith, dans le rôle d’un Edward Nygma devenu médecin légiste au GCPD, s’en sort lui plutôt bien. Il confère au personnage une personnalité complexe, qui évolue au fil de la saison. Jeune Pingouin, Robin Lord Taylor campe son rôle avec justesse. C’est même l’un des personnages les plus intéressants de la série, aux côtés de John Doman dans le rôle de Carmine Falcone, le Don de la mafia, ou de Morena Baccarin.
Un casting vaste et inégal, donc, pour une série dont le rythme peine à rendre accroc. On peine à retrouver le Gotham de la trilogie de Christopher Nolan, quand bien même on retrouve des lieux et des personnages familiers. La présence de plusieurs personnages connus semble forcée. Comme (trop) souvent, c’est l’histoire qui doit s’adapter aux exigences scénaristiques et pas l’inverse. Dommage.
Si Gotham n’est pas la pire des séries, elle n’est pas à la hauteur de mes attentes. Après les derniers films consacrés à Batman et dans la concurrence entre DC et Marvel, j’aurais pensé que plus d’efforts auraient été faits pour faire de ce prequel quelque chose de spécial.
Je regarderai peut-être la deuxième saison un jour, mais c’est pas pour tout de suite.

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