Vu! Homeland, saison 4.

21 février 2016

Vu! Homeland, saison 4.

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Cette quatrième saison se situe plus d’un an après la troisième. Nicholas Brody appartient au passé et Carrie Matthison travaille d’arrache-pied à Kaboul pour traquer et éliminer Haissam Haqqani, un des terroristes les plus recherchés par la CIA.

Après une saison 3 en demi-teinte, j’avais mes doutes sur le devenir de cette série, descendante naturelle de 24 Heures Chrono. J’avais beaucoup aimé la première saison (jusqu’au final, qui aurait pu être autrement plus audacieux) et apprécié la seconde saison. Sans être indigeste, la troisième saison avait marqué le pas, malgré une fin intéressante (qui aurait pu intervenir bien plus tôt).

Pour cette quatrième saison, le focus repasse sur le personnage de Carrie Matthison, et c’est pour le plus grand bien du show. Claire Danes est une excellente actrice, charismatique et capable de prouesses dans ce rôle complexe. Entre sa fille qu’elle n’arrive pas à élever, ses décisions et leurs conséquences, ainsi que ses relations avec Saul et Quinn ou encore sa bipolarité, il y a de quoi creuser. Elle est à l’origine de plusieurs scènes difficiles et s’en sort impeccablement. Le duo mentor-protégé de Carrie et Saul est le ciment de la série et si elle est excellente, Mandy Patinkin ne l’est pas moins. Même si son personnage est directement concerné par un twist peu probable, il tient son rôle avec brio et classe.

Les premiers épisodes sont très poussifs, ressemblant plus à Tyrant qu’à 24. J’ai dû m’accrocher pour poursuivre, malgré quelques scènes chocs. J’ai tenu grâce aux performances conjuguées de Claire Danes, Mandy Patinkin et Rupert Friend. Dans la seconde partie de saison, l’action s’est enfin emballée et j’ai retrouvé un peu de ce qui avait fait de Homeland une série aussi addictive par le passé.

Côté casting, aux côtés de l’excellent duo principal, le personnage de Rupert Friend est approfondi, mieux traité, entre traumatismes et auto-destruction. On retrouve F. Murray Abraham dans son rôle de Dar Adal, Nazanin Boniadi et Maury Sterling dans ceux de Fara Sherazi et Max, Amy Hargreaves dans celui de la sœur de Carrie, Sarita Choudhury dans celui de Mira, la femme de Saul. Laila Robins campe une ambassadrice de qualité, Mark Moses son mari recruté comme espion (peu convaincant) ; Tracy Letts remplace Saul comme chef de la CIA et si on commence par le détester, il évolue bien au fil de la saison ; Suraj Sharma joue Aayan, un étudiant en médecine neveu de Haqqani ; Michael O’Keefe un agent de la CIA déployé au Pakistan qui devait récupérer le poste de chef de station avant l’arrivée de Carrie ; Raza Jaffrey est l’équivalent pakistanais de Carrie, son personnage est intéressant mais très peu développé, comme celui de Nimrat Kaur. Numan Acar interprète plutôt bien Haqqani. Corey Stoll apparaît dans le premier épisode.

Tous les soucis qui avaient nuis à la qualité de Homeland ne sont pas encore réglés mais il y a du mieux. Le dernier épisode annonce une saison 5 centrée sur la relation entre Carrie et Saul. En espérant qu’elle saura remettre sur le devant de la scène une série encore pleine de potentiel.

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