Vu! Jurassic World : Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona.

9 octobre 2018

Vu! Jurassic World : Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona.

Jurassic World : Fallen Kingdom

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Quelques années après les incidents dans le parc Jurassic World, Isla Nuba est menacée par une éruption volcanique. Claire Dearing est mandatée par Benjamin Lockwood, un vieil ami fortuné de John Hammond, pour sauver les dinosaures de l’île et les transporter vers un sanctuaire créé pour eux, où ils pourront vivre en paix loin des humains. Claire réussit à convaincre Owen Grady de se joindre à son équipe. Mais une fois sur l’île, ils comprennent rapidement que les intentions de leur commanditaire ne sont pas nobles.

Réalisé par Juan Antonio Bayona, qui a connu le succès grâce à ses films L’Orphelinat puis The Impossible, cette suite de Jurassic World a été écrit par Colin Trevorrow et Derek Connolly, qui avaient déjà signé le scénario du premier volet.

Pas étonnant, donc, que cette suite soit directement dans la lignée du premier volet.

Le début, quoique classique, reste intéressant, notamment grâce à des effets visuels impressionnants mais également grâce au retour de Jeff Goldblum, qui confère un certain crédit à ce nouvel opus en rendant hommage à un personnage important de la saga.

Mais l’embellie n’a pas duré.

Très rapidement, le scénario, terriblement pauvre, montre ses limites et abuse de tous les trucs du blockbuster moderne : raccourcis, facilités et surtout un manque d’ambition compensé par un humour lassant.

Le casting, plutôt solide sur le papier, peine à donner le change.

Certes, le personnage d’Owen Grady est sympa, mais n’est qu’une pale copie de Star Lord. J’aime bien Chris Pratt, mais j’aurais envie de le voir faire autre chose que reproduire le même personnage d’une saga à l’autre.

J’aimerais apprécier Bryce Dallas Howard, mais quand je la regarde jouer, j’ai l’impression de voir une Jessica Chastain du pauvre.

Quant à Rafe Spall, il n’est jamais crédible dans son interprétation d’un personnage transparent à la limite du caricatural.

S’il est visuellement joli, dans la lignée de son prédécesseur, s’il arrive à créer une certaine émotion sur une scène (celle du brachiosaure), à faire sourire sur une autre (celle de la paralysie d’Owen, quand bien même j’aurais préféré m’en passer), il n’est jamais plus qu’un blockbuster classique, calquer sur le modèle Marvel.

Mais bien trop faignant pour être vraiment sympathique.

Autant dire qu’après Fallen Kingdom, il faudra beaucoup plus que le seul retour de Colin Trevorrow derrière la caméra pour sauver une trilogie qui s’impose déjà comme un gâchis.

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