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Vu! Kingdom, saison 1.

13 février 2019
Kingdom - saison 1

Dans la Corée médiévale, alors que des rumeurs annoncent la mort du Roi, le prince hériter Yi-Chang est tenu à l’écart par le Ministre Cho Hak-jo et la garde royale, menée par son fils, Cho Beom-il. Seule la reine, la fille du Ministre, qui est sur le point d’accoucher du véritable héritier au trône, a accès aux appartements du Roi. Yi-Chang brave l’ordre de la reine et rend visite à son père, mais, avant de le voir, il aperçoit une silhouette monstrueuse. Il décide alors, accompagné par Mu-yeong, son fidèle garde, de quitter Hanyang pour rejoindre Jiyulheon et trouver le médecin qui s’est occupé de son père pour comprendre ce qui se passe au palais.

Kingdom, est une série coréenne adaptée d’un web-comic. J’en avais entendu de bonnes critiques dès sa sortie, fin janvier, et je me suis lancé dans le visionnage sans tarder.

Grand bien m’en a pris.

Les Coréens (ceux du Sud en tout cas) qu’on se le dise, sont capables de produire des histoires originales et ont un goût prononcé pour mélanger horreur et politique.

De tête, comme ça, j’ai envie de citer The Host et, plus récemment Dernier Train pour Busan. Il y en d’autres, évidemment, certains que j’ai vus, la plupart qui me sont encore inconnus.

Cette première saison de Kingdom s’inscrit dans cette lignée. Il y a des différences de codes avec les productions (essentiellement américaines) auxquelles je suis habitué, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose (c’est même sur certains points une très bonne chose).

Bon, il faut se faire aux costumes d’époque (dont je laisse le soin aux spécialistes de juger l’authenticité), à ces chapeaux qui semblent ridicules de prime abord mais auxquels on s’habitue assez vite et qui sont bien pratiques pour distinguer le rang et la classe de chacun.

L’histoire, bien installée et complexe, relègue rapidement ces excentricités au rang de détails. Car, après avoir posé les bases dans un premier épisode qui prend son temps pour dessiner les contours de la structure de Kingdom, la série ne ralentit jamais et se permet même quelques références tout à fait d’actualité.

La plongée dans l’horreur, avec cette mystérieuse maladie qui transforme les infectés en morts-vivants assoiffés de sang, les manipulations politiques, l’aspect survival, l’émergence d’un héros. Les thèmes sont classiques, mais bien employés.

Kingdom est portée par une photo de grande qualité, on sent que Netflix a investi dans cette production originale, qui rappelle un peu, dans l’idée, l’avortée (et plutôt moyenne) Marco Polo.

Côté acteurs, on peut citer la performance de Ju Ji-hoon, excellent en prince hériter, et Kim Sang-ho, dans le rôle de son compagnon, qui a des moments très drôles. Ryu Seung-ryong est très bon en Ministre impitoyable, Kim Hye-jun est presque parfaite dans le rôle de la Reine en en faisant un minimum. Jung Suk-won joue le frère de la Reine, fils du Ministre et chef de la garde. Bae Doo-na, déjà vue dans plusieurs productions des Wachowski (Cloud Atlas, Jupiter Ascending et Sense8), joue une infirmière qui assiste le prince dans sa quête et Kim Sung-gyu joue un mystérieux guerrier.

Si vous connaissez un peu le cinéma coréen, vous ne serez pas surpris par la qualité de Kingdom. Si vous aimez les séries originales et que vous n’avez pas peur des mélanges des genres, je vous recommande vivement de jeter un coup d’œil à cette première saison de Kingdom.

Pour ma part, j’attends d’ores et déjà la suite !

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