Vu! Les Veuves, de Steve McQueen.

14 juin 2019
Les Veuves, de Steve McQueen
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Henry et son équipe braquent Jamal, un criminel notoire, pour deux millions de dollars. Mais ils se font coincer par la police dans la foulée et meurent tous dans la confrontation. Peu après, Veronica, la veuve d’Henry, reçoit la visite de Jamal, devenu candidat au poste de conseiller municipal. Il lui laisse un mois pour rembourser l’argent que son mari lui a volé. Veronica découvre alors l’existence d’un carnet dans lequel Henry notait tous ses coups, et notamment le prochain, avec cinq millions à la clef. Elle décide alors de contacter les autres veuves de l’équipe pour monter le coup elles-mêmes.

J’avais une idée assez précise du pitch de ce film. il faut dire que depuis Hunger et Shame, Steve McQueen a fait du chemin. Et après un 12 Years a Slave oscarisé, il est même devenu bankable.

De toute façon, il ne faisait aucun doute que j’allais voir ce film, puisque Steve McQueen fait partie de mes réalisateurs de confiance.

Ceci dit, quand j’ai vu apparaître le nom de Gillian Flynn au début de film, ça m’a un peu inquiété. Parce que Gillian Flynn, à mes yeux, représente un peu l’inverse de Steve McQueen. Ses pitchs sont toujours attractifs, mais à chaque fois que j’ai cédé à la tentation, j’ai été déçu (Les Apparences, Sur ma Peau).

D’un autre côté, elle fait partie des rares auteurs dont j’ai préféré les adaptation cinématographique au roman (en l’occurrence, Gone Girl).

En même temps, le film commençait. Et il commençait fort.

Je crois que j’ai bien fait, finalement, de regarder Ocean’s 8 juste avant. Je le disais justement, j’aime bien les films qui donnent la part belle aux personnages féminins. Et, si possible, qui ne soient pas consensuels ou plats à mourir.

Je vous présente Les Veuves.

Je ne suis pas super fan des films de braquage. Le premier Ocean était divertissant, Inside Man m’a laissé de bons souvenir, mais globalement, j’ai un peu de mal avec le genre, d’autant plus qu’il peine grandement à se renouveler et à surprendre.

Les Veuves, sans être un modèle d’originalité, essaie, au moins, de raconter une histoire. Le casse est presque un détail.

C’est d’abord l’histoire de trois femmes qui ont perdu leur mari dans un braquage et qui se retrouvent à devoir faire le prochain coup pour remboursé l’argent dérobé. Mais il y a également dans ce film un aspect politique très intéressant.

On reconnaît, dans la décomposition de cette histoire, la patte de Gillian Flynn, même s’il s’avère que Les Veuves n’est pas adapté d’un de ses romans mais bien d’une série britannique et que l’auteure a seulement contribué au scénario avec Steve McQueen.

Et, pour moi, ça me semble être la bonne formule. Elle a des idées, Gillian. Et Steve McQueen sait parfaitement les mettre en images pour en faire un film sérieux, propre, très bien réalisé qui, sans être au niveau de ses précédentes œuvres, reste bien au-dessus de ce qu’on peut voir d’habitude. Et donc, très, très au-dessus du niveau d’Ocean’s 8.

Niveau casting, rien à redire. Chaque personnage est travaillé et interprété avec conviction par un acteur impliqué.

De Viola Davis à Michelle Rodriguez à Elizabeth Debicki en passant par un très bon Colin Farrell, un excellent Daniel Kaluuya, qui dévoile encore une nouvelle facette de son jeu et la valeur sûre Robert Duvall. Même Liam Neeson n’est pas mauvais, à croire que quand il n’est pas la tête d’affiche d’un film d’action bidon, il a encore des trucs à donner.

Sans être le film de l’année, Les Veuves reste un très bon thriller, qui parvient à raconter une autre histoire dans un genre pourtant très codifié et plutôt fermé.

Si vous aimez Steve McQueen, les castings solides, les films noirs, les thrillers psychologiques et les Histoires de Vengeances, Les Veuves devrait vous plaire.

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