Vu! Mindhunter, saison 2.

21 août 2019

Suite au comportement de Holden, le directeur assistant du FBI est envoyé à la retraite et remplacé par Ted Gunn, qui récupère également la direction de l’unité des sciences comportementales, en laquelle il croit énormément. Conscient de la fragilité de Holden, il missionne spécifiquement Tench et Carr pour le chaperonner, mais l’une est coincée dans les bureaux pour des analyses tandis que l’autre doit faire face à une crise familiale. Dans le même temps, des enfants noirs disparaissent à Atlanta.

La première saison de Mindhunter s’était révélée être un coup de cœur. Cette deuxième saison s’inscrit parfaitement dans cette lignée.

En fait, en y regardant bien, Mindhunter, c’est une série HBO diffusée sur Netflix.

En même temps, avec un David Fincher omniprésent sur le plateau, comment pourrait-il en être autrement ? Sans doute le réalisateur le plus propre de sa génération, il a le soucis du détail, du plan parfait, de la photographie précise. D’ailleurs, par bien des aspects, Mindhunter ressemble à son Zodiac.

L’histoire prend son temps, le rythme est lent par dessein, pour ne pas se précipiter, pour bien prendre en compte tous les éléments. Ce qui n’empêche pas les épisodes d’être prenants, de passer trop vite, de s’enchaîner. Bien, au contraire, même.

Il faut dire que l’histoire est toujours aussi passionnante. En passant des interviews de serial killers à la traque de l’un d’entre eux, actif, la série suit son développement naturel et permet de confronter les méthodes de ses personnages à la réalité de l’époque ainsi qu’aux manipulations politiques.

Et si l’histoire est aussi passionnante, ce n’est pas seulement dû à son contenu ou son image mais au moins tout autant à ses personnages et les acteurs qui les interprètent avec génie.

Car en fait, c’est juste ça, les acteurs sont géniaux. Tous. De Jonathan Groff, qui joue un Holden Ford à la folie douce et à l’équilibre toujours un peu précaire à Holt McCallany, dont le personnage de Bill Tench est cette saison tiraillé par de nombreux problèmes, en passant par Anna Torv, parfaite dans son rôle de Wendy Carr.

Au trio principal, nous pouvons ajouter le nouveau chef, joué par Michael Cerveris, la femme de Tench, jouée par Stacey Roca ou même Lauren Glazier, la nouvelle maîtresse de Wendy.

Mais, comme dans la première saison, ce sont les tueurs qui impressionnent le plus. Et si l’on retrouve le brillant Cameron Britton en Ed Kemper et que l’on découvre Oliver Cooper en David Berkowitz, c’est bien Damon Herriman, qui joue un Charles Manson plus vrai que nature, qui vole la vedette le temps d’une scène épique qui me laisse encore la chair de poule.

En parallèle de l’action, on suit toujours le mystérieux homme du Kansas dans son quotidien et on en apprend un peu plus sur ses perversions.

Cette deuxième saison se conclut à nouveau avec lui, dans une scène esthétiquement somptueuse et glauque à souhait.

Il va sans dire que cette deuxième saison de Mindhunter est également un coup de cœur et qu’à moins que David Fincher ne quitte précipitamment le projet, les trois saisons à venir (le réalisateur en a prévu cinq en tout) le seront tout autant. Et s’il faut attendre deux ans entre chaque, j’attendrai avec plaisir.

Si vous n’avez pas encore sauté le pas, n’hésitez plus, Mindhunter est déjà une série majeure.

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