Vu! Mr. Robot, saison 1.

30 septembre 2015

Vu! Mr. Robot, saison 1.

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Elliot Alderson (Rami Malek) est perclus d’angoisses, un handicapé social souffrant de dépression chronique. C’est également un hacker de génie, capable de pénétrer toutes les sécurités informatiques. La journée, il travaille aux côtés de son amie d’enfance Angela (Portia Doubleday), comme ingénieur en sécurité informatique chez Allsafe Security. La nuit, il se transforme en cyber-justicier et dénonce les gens qu’il estime dangereux. Un jour, il rencontre Mr Robot (Christian Slater) un anarchiste qui a pour objectif de renverser E(vil) Corp, un conglomérat responsable, entre autres, de la mort du père d’Elliot et de la mère d’Angela.
Après la sortie de cette série « révolutionnaire » créée par Sam Esmail, beaucoup de mes amis et connaissances m’ont conseillé de la regarder. Ou, plus exactement, qu’il fallait absolument que je la voie. J’ai pour habitude de ne jamais regarder les séries en cours de diffusion. J’attends que les saisons se terminent, pour les visionner à mon rythme. C’est ce que j’ai fait avec celle-ci.
Pour être honnête, j’avais un peu peur. Plus on me dit que tel film, roman ou série est génial, plus j’ai tendance à être déçu. Et j’ai cru que ça allait aussi être le cas avec Mr Robot.
Dès la première scène, je suis tombé en admiration de Rami Malek. J’ai trouvé son personnage extraordinaire, son jeu grandiose, parfait. Seulement l’histoire ne m’a pas tout de suite emporté. J’ai regardé les premiers épisodes sans m’ennuyer, mais sans non plus m’extasier d’autre chose que de l’interprétation de l’acteur principal (je le répète : PARFAIT). Je n’ai jamais trop aimé les histoires de hacking, sans doute parce que je n’y comprend pas grand-chose. Mais, graduellement, je me suis laissé happer dans l’univers angoissant et paranoïaque de la série. Puis je n’ai plus pu lâcher.
Les références et influences sont assumées autant qu’évidentes. Elles sont la preuve que l’on peut s’inspirer, reproduire, rendre hommage sans dénaturer, en réinventant, en prolongeant. C’est ce que fait Mr Robot, de façon grandiose, à travers son intrigue éculée mais bien écrite et ses personnages complexes.
Je suis d’autant plus surpris que la série est diffusée sur un réseau national, où l’on retrouve normalement des programmes plus aseptisés peuplés de personnages plus lisses. Hormis Rami Malek (je vous ai dit que je l’avais trouvé PARFAIT?), j’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Carly Chaikin, découverte dans Suburgatory. Elle campe ici, et à merveille, une hackeuse anti-féminine. Christian Slater est plus sombre qu’à l’accoutumée et Portia Doubleday peut enfin montrer l’étendue de son talent avec un rôle plus développé que ceux qui l’ont fait connaître. Martin Wallström, acteur suédois, interprète le directeur technique adjoint d’Evil Corp. Sa prestation est au diapason du reste du casting, sans fautes. Et que dire d’Elliot Villar, complètement flippant, ou de Michael Cristofer, qui incarne le PDG d’Evil Corp?
Au-delà de l’histoire qu’elle raconte ou même de la façon dont elle la raconte, Mr Robot est une série particulière. Acclamée à l’unanimité, c’est le genre de série qui a le pouvoir de changer la donne, de révolutionner le paysage télévisuel.
Après un finale qui laisse de nombreuses questions en suspens, j’attends la seconde saison avec une réelle et profonde impatience.

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