Vu! Ocean’s 8, de Gary Ross.

7 juin 2019
Ocean's 8
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Debbie Ocean, la sœur de Danny, est libérée en conditionnelle après avoir passé cinq ans en prison. Pour ne pas perdre de temps, elle a utilisé ces quelques années pour préparer un plan ambitieux : voler le Toussaint, un collier de diamants de Cartier estimé à 150 millions de dollars. Elle retrouve son amie Lou dès sa sortie, puis forme autour d’elles une équipe pour leur permettre de réaliser ce coup impossible sans se faire pincer.

J’aime bien Sandra Bullock. Bon, l’ado que j’étais dans les années 90 aime bien Sandra Bullock et l’adulte que je suis devenu n’ose pas trop le contredire.

J’aime bien plusieurs autres des actrices qui occupent la tête d’affiche de ce spin-off de la série des Ocean’s. Mindy Kaling, Anne Hathaway, Helena Bonham Carter et même Sarah Paulson (que j’ai confondu, quelques instants, avec Kristen Wiig).

Plus largement, j’aime beaucoup l’idée de renouveler les sagas pleines de testostérones avec des castings à majorité féminins. Bon, c’est dommage cependant que ça tombe à une époque où le cinéma bat des records de consensualité…

Et, en même temps, j’avais trouvé le SOS Fantômes de Paul Feig pas si mauvais que ça. Vu que je n’étais pas un grand fan de la trilogie de Soderbergh (le 11 était correct, les deux autres des copies plutôt moyennes, pour ne pas dire médiocres), je pensais que ce nouvel opus pouvait me séduire ou, au moins, pas trop me décevoir.

Je suis quand même déçu.

Principalement parce que le film n’apporte rien de neuf et se contente de faire du réchauffé.

Il n’y a pas d’enjeu, pas de suspens, pas d’adversité. J’en regretterai presque la trilogie originale.

Prenons un exemple, juste pour le fun. Lorsque le personnage de Rose découvre que le collier est équiper d’une serrure spéciale pour éviter, justement, un vol, ce qui n’était évidemment pas prévu, Nine-Ball appelle sa petite sœur à la rescousse, qui bidouille une clef en deux-deux, sans avoir vu le problème et sans même pouvoir tester la solution…. À se demander à quoi servent les mesures de sécurité…

Si c’était un cas particulier, encore, peut-être que… Mais non, tout le film est comme ça.

À tel point qu’il est difficile de s’impliquer émotionnellement. À tel point que les actrices, qui sont plutôt biens dans leur rôle respectif (avec une mention spéciale pour Rihanna et Awkwafina), même s’il n’y en a presque que pour Sandra Bullock et que les autres passent au second plan, ne parviennent pas à faire pencher la balance du bon côté. Côté mecs, à part le caméo d’Elliott Gould et la bonne prestation de James Corden, c’est pas folichon. Faut dire que Richard Armitage semble sorti tout droit d’un épisode des Feux de L’Amour…

Rien n’est crédible dans la mise en place du casse, dans son exécution, dans la façon dont les 8 se mettent ensemble. Tout est trop facile. Le contexte est tout juste esquissé, les seconds-rôles sont relégués au rang de figurants de luxe, tout comme les apparitions inexploitées d’une flopée de célébrités.

Même ce qui aurait pu constituer une vague forme de divertissement tombe à plat.

Ocean’s 8, j’aurais dû m’en douter, fait partie de ces trop nombreux films, aussi vite vus que digérés et oubliés.

Si vous ne me croyez pas, vous pouvez toujours vous faire votre propre opinion.

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