Vu! Orange is the New Black, saison 7.

2 août 2019

Alors que Piper doit s’ajuster à la vie en liberté conditionnelle en tant qu’ex-détenue, Alex tente de rester loin des ennuis. Mais à Litchfield, les ennuis savent vous trouver. Et l’escalade rapide, définitive. Daya tourne, Gloria pense que Red perd la tête, Taystee est plus sombre que jamais après sa condamnation à la prison à vie pour le meurtre de Piscatella, Cindy culpabilise, Suzanne essaie de réparer ses amies, Blanca est à nouveau enfermée et Aleida continue de profiter des largesses de Hopper.

Conclure une série n’est pas une chose aisée. Surtout une série aussi ambitieuse qu’Orange is the New Black.

Car c’était une série ambitieuse. L’idée de la situer dans une prison pour femmes, de briser les codes, d’introduire de nouveaux types de personnages féminins, pour mettre en avant les minorités, pour s’intéresser aux sujets d’actualité, sans avoir peur de prendre parti.

Beaucoup de femmes. Des femmes différentes que celles qu’on a l’habitude de voir dans les séries américaines. Et on s’est attaché à elles. Presque toutes.

Sachant que c’était la fin, j’avais envie de savourer les derniers épisodes d’une série que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre.

Sauf que, très vite, j’ai vu des faiblesses, trop de facilités pour faire (re)tomber unetelle, pour relancer une intrigue un peu poussive (les exemples sont malheureusement nombreux, mais citons l’arrestation de Maritza, à la limite du ridicule, ou la mort de Karla), comme si les scénaristes avaient un peu la flemme de se creuser.

Et c’est dommage, car à côté de ça, OitNB reste une série engagée contre un système injuste et sclérosé.

Je me suis donc concentré sur les personnages en essayant de profiter des bons moments, quoi que sans la passion de(certaine)s saisons précédentes.

J’ai trouvé particulièrement intéressants les traitements de Morello, d’Alex, de McCullough, de Taystee (jusqu’au dernier épisode), Cindy, Suzanne, de Red et Gloria, de Blanca, Tamika et d’autres encore.

Piper, par contre, m’est toujours aussi insupportable. Je la trouve tellement niaise et fausse que j’ai beaucoup de mal à ne pas m’agacer quand je la vois à l’écran. Le fait que sa fin soit alambiquée n’arrange rien.

En parlant de fin, j’ai aimé les différents clins d’yeux à plusieurs personnages perdus de vue, mais ce n’était pas suffisant. C’était trop léger, même si ce n’était pas complètement lisse. Il m’a manqué quelque chose.

Et c’est fort dommage, car c’était la dernière saison, le moment de conclure en beauté une série qui laissera des traces dans la culture.

Ceci dit, malgré cette dernière saison en demi-teinte, Litchfield et ses détenues (et son personnel) garderont une place particulières pour moi.

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