Vu! Penny Dreadful, saison 1.

19 mars 2016

Vu! Penny Dreadful, saison 1.

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Dans le Londres de la fin du 19ème siècle, Sir Malcolm Murray (Timothy Dalton) est à la recherche de sa fille, Mina, enlevée par une puissance obscure. Divers alliés se joignent à sa quête pour des raisons différentes. Vanessa Ives (Eva Green) est l’amie d’enfance de Mina. Elle est également sujette à des possessions. Ethan Chandler (Josh Hartnett) est un pistolero américain au passé trouble et en quête de rédemption. Victor Frankenstein (Harry Treadaway) est un jeune médecin déterminer à dompter la mort. Et Sembene (Danny Sapani), un Noir au visage étrangement marqué, qui assiste Murray au quotidien. Ils croisent également la route d’un jeune homme mystérieux, aussi beau que charmeur, du nom de Dorian Gray (Reeve Carney).

Basée sur les penny dreadful, ces histoires fantastiques et populaires vendues 1 penny l’épisode au 19ème siècle en Angleterre, la série créée par John Logan a le mérite d’être produite par Sam Mendes. Avoir un producteur de renom n’est pourtant pas gage de qualité (cf Revolution, produite par J.J. Abrams).

Mais dès les premières minutes du premier épisode, il apparaît évident que Penny Dreadful est une série travaillée. Le générique est soigné, la réalisation propre, proche de la qualité d’un très bon film. Le Londres de la fin du 19ème siècle est bien reproduit, les costumes sont de qualité et les acteurs sont bons.

Dès les premières minutes, il apparaît tout aussi évident que Penny Dreadful n’a pas usurpé son titre. L’ambiance est sombre, inquiétante, les meurtres immédiats, sanglants, avec une référence à Jack l’Éventreur. Le fantastique n’est pas bien loin, et une première rencontre avec des vampires dans la recherche de Mina, l’apparition d’un jeune Victor Frankenstein, puis celle de Dorian Gray nous le confirment rapidement.

On retrouve une nouvelle fois l’influence des penny dreadful dans la pièce de théâtre d’horreur de l’épisode 4. Je passe sur les nombreuses références au genre (dont la citation d’un poème de Percy Shelley, le mari de Mary Shelley, la créatrice de Frankenstein, citation qui est destinée, vous l’aurez deviné, au personnage de Victor Frankenstein), pour me revenir sur l’histoire. Car l’histoire, c’est là où le bas blesse, est complètement reléguée au second plan (et est même complètement bâclée dans une scène sans saveur du final), comme si elle n’était qu’un prétexte.

Car plus que l’intrigue principale, le nœud de Penny Dreadful, ce sont ces personnages, tous marqués d’une façon ou d’une autre. Malcolm Murray et ses regrets, Vanessa et ses remords, Ethan et son secret, Victor et sa créature, Dorian et ses traits parfaits, etc… Chaque personnage est tour à tour au centre d’un des huit épisodes de cette première saison.

Tout le casting est bon, ce qui n’est pas une surprise de la part de Josh Hartnett et Timothy Dalton. Mais c’est tout autant le cas de Reese Carney, que j’aime beaucoup en Dorian Gray (personnage que je ne connais que très mal) et de Harry Treadaway, convaincant en Victor Frankenstein. Eva Green, bien que physiquement très agaçante, n’hésite pas à prendre des risques et s’en sort très bien dans ses scènes de possession, où elle aurait facilement pu paraître ridicule. Citons également les contributions importantes de Rory Kinnear et Billie Piper dans des rôles secondaires.

Après cette première saison, mon avis est mitigé. Je suis très déçu par l’intrigue principale, complètement gâchée selon moi. Et je n’aime pas trop les séries qui reprennent et mélangent des personnages « historiques » (une espèce d’Avengeurisation des genres), même si on sent ici le respect des créateurs pour les personnages et le genre qu’ils mettent en scène. Ce qui nous donne une galerie de personnages charismatiques et complexes, dont les histoires annexes sont bien narrées et imbriquées.

Si j’ai trouvé quelques épisodes un peu longs, je ne me suis pas ennuyé et je regarderai probablement la suite dans quelques mois. Penny Dreadful est une série de qualité, avec de bons acteurs dans de bons rôles ainsi que des décors et une réalisation dignes du cinéma, qui devrait ravir tous les amateurs du genre.

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