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Vu! Polar, de Jonas Akerlund.

2 février 2019
Polar, de Jonas Akerlund

Duncan est un tueur à gage sur le point de prendre sa retraite. Alors qu’il se prépare pour sa vie d’après, plusieurs de ses anciens collègues sont abattus. Son ancien employeur le contacte pour lui offrir la tête de l’homme responsable des meurtres, un dernier contrat avant de se ranger définitivement. Duncan préférerait rester dans son chalet isolé d’une petite ville du Montana, où il se prend d’affection pour Camille, une timide jeune femme facilement apeurée. Mais face à l’insistance de son employeur, Duncan exécute finalement le contrat selon ses propres termes et découvre par la même qu’il est la véritable cible.

En voyant les quelques extraits de présentation de ce film sur Netflix, je m’étais fait une idée faussée. Je pensais regarder une comédie noire sur un tueur à gages retraité qui cherchait à retrouver une vie normale.

Polar est une adaptation d’un roman graphique publié sur le Web par Victor Santos et intitulé Polar : Came From the Cold.

On retrouve bien les diverses inspirations de l’auteur espagnol, qui confèrent au film un mélange entre un Marvel aux amphétamines, un manga à l’occidentale et la série des Bourne.

La réalisation, confiée au suédois Jonas Akerlund, va également dans ce sens. Si le réalisateur a déjà quelques longs à son actif, il est surtout connu pour ses vidéoclips.

Et, même si la musique n’est pas omniprésente, Polar ressemble un peu à un vidéoclip, avec son rythme soutenu et son montage parfois agressif.

Pour l’histoire, c’est classique. Efficace, mais classique. Sans réelle surprise, même s’il y a un twist assez sympathique vers la fin.

La réelle force de ce film (et la raison qui m’a poussé à le regarder), c’est la présence à l’écran de l’excellent Mads Mikkelsen. L’acteur danois, comme à son habitude, campe parfaitement son rôle. Il sait donner vie à un personnage difficile à interpréter et à le faire sortir du lot. Tantôt morne et fatigué, tantôt badass et increvable, tantôt profondément humain, aucune facette ne lui échappe.

À ses côtés, on retrouve Vanessa Hudgens dans un rôle qui ne lui ressemble pas, d’une jeune femme timide et traumatisée. Discrète pendant une grande partie du film, elle sort de l’ombre au bon moment avec une scène poignante.

J’ai aimé retrouver Katheryn Winnick, que j’adorais dans son rôle de Lagertha dans Vikings (avant que j’arrête de regarder Vikings), dans un rôle conséquent.

Citons également les présences de Matt Lucas, absolument répugnant en Mr. Blut ; Ruby O. Fee, Anthony Grant, Fei Ren, Josh Cruddas et l’ancien catcheur Robert Maillet en équipe de tueurs à gages ; ainsi que Pedro Miguel Arce, Richard Dreyfuss et Johnny Knoxville dans des petits rôles.

Sans être excellent, sans même révolutionner son genre et malgré une réalisation parfois très agressive à mon goût, Polar parvient tout de même à être un divertissement distrayant, grâce à quelques scènes vraiment bien foutues, assez jouissives, et surtout, à la présence de Mads Mikkelsen à l’écran.

Si vous aimez l’acteur danois, les films de tueurs à gages ou les deux, Polar devrait vous permettre de passer un bon moment.

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