Vu! Sans un Bruit, de John Krasinski.

6 mars 2019
Sans un Bruit, de John Krasinski
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S’ils vous entendent, ils vous pourchassent. Plusieurs mois après l’apparition de mystérieuses créatures sensibles aux bruits et particulièrement agressives, la famille Abbott tente de survivre en silence pour éviter les attaques. Sachant que le moindre son peut être fatal, Evelyn et Lee sont déterminés à trouver le moyen de protéger leurs enfants tout en cherchant désespérément un moyen de se défendre.

On m’avait dit du bien de ce film.

À priori, j’aime bien les films d’horreurs, encore faut-il qu’ils soient bons. Souvent, je me retrouve déçu par ceux que je regarde, malgré l’enthousiasme qu’ils peuvent susciter chez mes congénères.

Les histoires sont, la plupart du temps, faibles, vues et revues, et même quand elles essaient d’être originales, elles se contentent en général d’user des mêmes mécanismes que les autres pour produire le nombre requis de jump scares ou déverser la quantité adéquate d’hémoglobine.

Donc, Sans un Bruit, je me le suis mis de côté sans vraiment me précipiter non plus. Même si le fait que John Krasinski soit devant et derrière la caméra, en plus d’avoir participé à l’écriture du scénario, avait tendance à me rassurer.

J’aime bien John Krasinksi. Depuis The Office, et pour plusieurs des (très) différents rôles qu’il a eu depuis. Je pense surtout à Away We Go, Promised Land ou Detroith, mais on peut même évoquer 13 Hours.

Bref, j’avais envie que Sans un Bruit me plaise.

Et, globalement, j’ai passé un assez bon moment devant un film d’horreur plutôt audacieux et, pour le coup, relativement original. Rien que le fait que les personnages le parlent quasiment jamais est chouette et témoigne de l’envie de l’équipe de faire un film différent.

En plus, les acteurs sont plutôt très bons.Et pour cause, John Krasinski partage la vedette du film avec une certaine Emily Blunt qui joue sa femme. Un rôle qu’elle connaît bien puisque, dans la vie, les deux acteurs sont également mariés.

Noah Jupe, Millicent Simmonds et Cade Woodward ne sont pas leurs vrais enfants, mais les jeunes acteurs se débrouillent tous plutôt bien également, même si les limites imposées par les contraintes de l’histoire les poussent parfois à surjouer un peu.

Côté histoire, tout n’est pas toujours très clair, mais j’ai aimé qu’on nous force à comprendre plusieurs éléments par nous-mêmes, sans nous mâcher tout le boulot.

J’ai également aimé que les créatures soient différentes, même si elles rappelleront quand même certains autres monstres du cinéma d’horreur. Elles ne sont pas sur-utilisées et font leur effet quand c’est nécessaire.

La fin m’a plutôt plu aussi, même si on la voit venir.

Mais j’ai quand même des bémols.

Malgré l’effort pour faire un film d’horreur de qualité, il reste encore trop de séquences artificiellement crées pour faire sursauter le spectateur de façon mécanique et calibrée, qui décrédibilisent un peu l’ensemble.

Des gestes inutiles, voire inconsidérés de la part de personnages qui ne devraient pas les faire.

Désolé, je vais mini-spoil (et être grossier), mais il faut aussi que j’évacue ce put*** de clou de mer**, qui apparaît comme par magie au milieu d’une put*** de marche qui mène à la cave, qui est redressé beaucoup trop facilement par un put*** de jupons à la co* pour, évidemment, être réutilisé tout sauf subtilement le moment opportun. Mer** quoi, à ce niveau, ce n’est même plus de la fainéantise, c’est du foutage de gueul*.

En fait, ça aurait même été une raison amplement suffisante pour descendre ce film. S’il n’y avait pas eu, à côté, de vraies bonnes choses (et des suggestions innovantes pour les parents dont les enfants pleurent trop fort).

Si je devais noter ce film, je dirais moyen plus, avec une petite mention pour l’originalité et la bonne bouille de John Krasinski (je ne peux pas m’empêcher de revoir son personnage de Jim Halpert, comme un enfant qu’on a vu grandir pour devenir un adulte indépendant).

Moyen plus, dans ce genre, c’est pas trop mal. Alors si vous aimez les films d’horreurs différents, qui tentent d’être originaux et que vous êtes capable d’ignorer les détails qui fâchent (et que l’on peut essentiellement résumer à ce put*** de clou de mer**), jetez un coup d’œil à Sans un Bruit à occasion.

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