Vu! Seven Sisters, de Tommy Wirkola.

27 août 2019
Seven Sisters
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Dans un futur proche, la planète est surpeuplée à un point où l’avenir entier de l’espèce humaine est compromis. La Fédération Européenne décide alors de mettre en place une politique d’enfant unique. Appliquée par le Bureau d’Allocation des Enfants, cette mesure prévoit notamment la cryogénisation des enfants surnuméraires en attendant que la situation s’améliore.

Lorsque la fille de Terrence Settman meurt en couche en donnant naissance à des septuplées, il décide de garder tous les enfants en leur donnant une seule identité, celle de Karen Settman.

Vous savez comment c’est… un film sort, qui a l’air différent, avec un casting appréciable et quelques avis positifs. Je n’ai pas sauté sur Seven Sisters lors de sa sortie, ni au cinéma ni en Blu-Ray, mais je l’ai gardé dans un coin en me disant que je le regarderai bien.

J’ai bien aimé l’intro et le concept de cette société, certes un brin coercitive mais ô combien sensée.

Bon, très vite, cependant, j’ai compris que ça n’allait pas durer. En fait, dès qu’on rentre dans le vif du sujet et l’histoire des septuplées Settman.

À partir de là, c’est une chute inexorable vers le médiocre.

Je m’attendais à mieux, surtout que la précédente réalisation de Tommy Wirkola, Hansel et Gretel : Witch Hunters m’avait plu.

Des plans étranges, poussifs ; une intrigue bâclée, flemmarde ; des rebondissements (et contre-rebondissements) attendus, mal amenés ; un casting globalement très moyen.

C’est d’autant plus dommage que les trois-quart des personnages sont interprétés par Noomi Rapace, une pourtant bonne actrice, mais qui, là, peine vraiment à faire illusion. Ça aurait pu être une perf, c’est plutôt une purge. La jeune Clara Read, qui joue les sept Karen enfant, est bien meilleure.

Glenn Close est aussi très, très moyenne dans son rôle de leader totalitaire mais pas non plus dénué de sentiments mais quand même pas trop. Seul Willem Dafoe est à son niveau dans le rôle du grand-père/mentor. Par contre, j’aurais bien aimé sa voir comment il meurt.

Dans les rôles secondaires, Marwan Kenzari est juste mauvais. Sa moustache n’arrange rien. Christian Rubeck, lui, ressemble à un Jason Bourne au rabais. Notons également la présence d’Adetomiwa Edun, alias Alex Hunter pour les fans de FIFA, dans un petit rôle inutile.

Si la réalisation et les acteurs ne sont pas à la hauteur, peut-être que les scènes d’action… ? Non plus. C’est bof. Même si les morts s’enchaînent, parfois en dépit du bon sens (« restons discret mais exécutons tout le monde »), c’est très attendu et ça manque d’impact. Je pense notamment à la scène sur le toit (ridiculement amenée) qui aurait pu être visuellement très chouette et qui est juste bof.

La faute, à mes yeux, à un scénario sans ambition, plein d’incohérences et de facilité, articulé avec des ficelles épaisses comme des cordes d’amarrage.

C’est d’autant plus frustrant qu’il y avait tous les ingrédients pour faire un film différent, à la Les Fils de L’Homme. Mais après le générique de fin, je me demandais (et me demande encore, en écrivant cette chronique) quel était le message, la finalité de ce film ? Qui étaient les gentils ? Qui étaient les méchants ?

Le sujet de la surpopulation humaine et de ses conséquences écologico-économiques est pourtant d’actualité, réaliste, important mais, comme trop souvent, les sujets sérieux sont traités à la légère et ne servent que de prétexte à faire un film médiocre destiné à brosser la masse dans le sens du poil.

Seven Sisters est un film fast-food, ça a l’air à peu près appétissant sur le papier, mais les quelques bonnes idées sont diluées dans un ensemble industriel et sans saveur. Aussitôt ingéré, aussitôt digéré et évacué dans la foulée.

Je ne peux pas, en mon âme et conscience, vous recommander de regarder ce film. Mais si vous voulez vous faire votre propre opinion, ce que je respecte éminemment, vous pouvez cliquer là-dessous !

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