Vu! Sinister, de Scott Derrickson.

6 mars 2016

Vu! Sinister, de Scott Derrickson.

sinister

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Écrivain spécialisé en faits divers macabres, Ellison Oswalt (Ethan Hawke) emménage avec sa famille en Pennsylvanie, dans une maison où s’est produit un crime horrible. Il souhaite s’imprégner des lieux pour en faire un livre, espérant renouer avec le succès après lequel il court depuis dix ans. Dès son arrivée, il tombe sur des films amateurs de plusieurs meurtres. Très vite, des phénomènes étranges se produisent dans la maison.

Après avoir été déçu par The Visit, je ne voulais pas rester sur un échec. J’ai donc enchaîné avec Sinister. Le film s’ouvre sur une vidéo en Super 8 des meurtres ayant eu lieu dans la maison. Un arbre auquel sont suspendues quatre personnes bâillonnées. Une branche est sciée par une main invisible et le contrepoids fait décoller les victimes du sol.

Le ton est donné.

Le début du film emprunte aux classiques du genre, une maison inquiétante, un carton de vidéo qui attend qu’on le découvre au grenier. Scott Derrickson n’hésite pas à utiliser des ficelles usées. Mais ça ne craque pas, car parallèlement, il parvient à installer une ambiance assez glauque ainsi qu’une trame réfléchie et même intelligente sur plusieurs points, fait tellement rare dans ce genre de films.

L’utilisation des vidéos amateurs est une excellente idée et ce n’est qu’une partie de l’hommage à Ring. Comme dans le film d’Hideo Nakata, le pouvoir des images est important, mais il demeure sous-jacent, plus insidieux. La célébrité est également évoquée, avec cet écrivain qui cherche à retrouver ce succès qui lui échappe depuis dix ans pour pouvoir mettre son ego (et sa famille) à l’abri en oubliant les siens.

Ethan Hawke est très bon dans son rôle, tout comme Juliet Rylance dans celui de sa femme. Clare Foley et Michael Hall D’Addario complètent le portrait de famille. James Ransone apporte une touche rafraîchissante en policier fan de l’écrivain qui l’aide dans son enquête. Vincent D’Onofrio joue un professeur spécialisé dans l’occulte qui apparaît peu mais de façon très convaincante, tout comme Fred Dalton Thompson en shérif.

Si Sinister ne révolutionne pas le genre et a parfois recourt à des facilités pour créer le frisson, il a le mérite de reposer sur un scénario plutôt bien foutu, avec une construction presque digne d’un thriller de qualité. Il y a bien quelques hésitations, mais pas de grossières incohérences. Tout se tient, jusqu’à une fin qui ne déçoit pas. Un bon film d’horreur pour ceux qui veulent frissonner sans pour autant laisser leurs neurones au vestiaire.

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