Vu! Stranger Things, saison 3.

18 juillet 2019

Durant l’été 85, le tout nouveau centre commercial Starcourt est devenu le point central de la petite ville d’Hawkins. Si les petites boutiques sont fortement impactées, ça permet aux adolescents de trouver du boulot, notamment Steve, qui bosse dans une boutique de glaces. Alors que Jim s’inquiète du rapprochement entre Eleven et Mike et tente de s’immiscer dans leur relation. Que Dustin revient de sa colo, où il a rencontré la jolie Suzie. Mais le calme ne va pas durer et plusieurs habitants commencent à se comporter étrangement.

Très franchement, je n’aurais pas été déçu que la saison 2 de Stranger Things conclue la série. Non pas que la saison 2 était mauvaise, mais je l’avais trouvée moins bonne que la première et sa conclusion obligeait une manipulation scénaristique pour relancer la machine.

Eh bien, qu’à cela ne tienne. Puisque de toute façon, Stranger Things est une série hommage aux productions des années 80, il suffit de mettre quelques russes dans le coup et hop, le tour est joué.

J’avais peur (et pas dans le bon sens) en lançant cette troisième saison, mais je trouve que les frères Duffer ont réussi, une nouvelle fois, à créer une ambiance.

Et heureusement, car souvent, c’est cette ambiance qui permet de passer sur les différents subterfuges scénaristiques qui font avancer l’intrigue (comme le fait que la pétillante Robin déchiffre un message codé dans une langue qui lui est inconnue en quelques heures).

Je craignais que la série s’essouffle au point où elle devienne laborieuse à suivre, mais on reste dans le même esprit en modifiant quelques éléments par-ci par-là pour relancer l’intérêt, créer de nouvelles dynamiques et empêcher le spectateur de se rendre compte qu’on ne fait que réassembler autrement les pièces du même puzzle.

C’est toujours plein de références à la culture des années 80, avec certaines plus qu’évidentes (Magnum ou Terminator) et d’autres plus subtiles.Aucune ne semble vraiment forcées et toutes s’intègrent avec naturel dans le Hawkins des frères Duffer.

Côté casting, par contre, on commence à voir le temps passer. Il faut dire qu’en centrant une série sur des jeunes ados, forcément, on prend le risque qu’ils grandissent plus vite que la série est produite.

Et, en même temps, en tant que spectateur, les voir évoluer est plutôt sympa. C’est d’autant plus vrai pour les personnages de Mike (joué par Finn Wolfhard) et Eleven (joué par une Millie Bobby Brown qui m’impressionne de plus en plus).

La bande originale s’est étoffée, notamment avec l’inclusion en cours de saison 2 de Maxine. Et accueille encore quelques nouveaux membres, dont Robin, qui est jouée par Maya Hawke (la fille de Uma Thurman et Ethan Hawke, rien que ça…). Tous ou presque sont très bons. Même si j’ai un peu de mal avec le personnage de Will (joué par Noah Schnapp).

En tout cas je suis content que Billy (joué par Dacre Montgomery) ait enfin un rôle avec un peu plus d’envergure, car il était l’un des personnages les plus charismatiques de la saison 2.

Chez les adultes, Winona Ryder continue sa résurrection avec son personnage de Joyce tandis que David Harbour stagne un peu. Côtés invités, on peut souligner le retour de Brett Gelman et son personnage de Murray Bauman ; la présence de Cary Elwes, parfait en tant que maire, mais également les rôles de Jake Busey ou Rob Morgan.

Si elle est imparfaite, j’ai quand même trouvé cette troisième saison de Stranger Things bien plus sympa à regarder que ce à quoi je m’attendais. Je suis donc satisfait et j’apprécie également la manière dont la saison quatre est déjà préparée et mise en place, même si la scène Marvel (comprendre post-générique) qui conclue cette troisième saison sous-entend quelque chose d’impossible improbable.

Maintenant, reste à voir ce que ça donnera.

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