Vu! Taboo, saison 1.

27 mars 2018

Vu! Taboo, saison 1.

Taboo, saison 1.

Voir sur Amazon

James Delaney, supposé mort en Afrique depuis plusieurs années, réapparaît à Londres pour assister à l’enterrement de son père. Sa demi-sœur, Zilpha, ne voit pas son retour d’un bon œil, de peur que la relation incestueuse qu’ils entretenaient soit révélée au grand jour. Son mari, Thorne Geary, veut quant à lui empêcher James de prétendre à l’héritage familial. Sir Stuart Strange, président de la Compagnies des Indes Orientales, souhaite mettre la main sur la baie de Nootka, qui revient de droit à James. Mais lorsque ce dernier refuse de négocier, il devient un ennemi de la Compagnie, et bientôt de la couronne.

Avant même de savoir de quoi parle Taboo, j’ai vu l’affiche. Et l’affiche est diablement efficace pour susciter l’intérêt.

Il faut dire que j’apprécie beaucoup Tom Hardy. Avec sa gueule de bagarreur britannique et sa volonté de s’impliquer dans ses personnages, aussi bien physiquement que psychologiquement, il est difficile de rester insensible à ses interprétations.

Pour Taboo, il collabore avec Steven Knight, qui a notamment créé Peaky Blinders et qui a également travaillé avec Hardy sur le film Locke.

Taboo est situé un siècle plus tôt que Peaky Blinders, mais on retrouve un Londres d’époque très réussi. On comprend également très vite que Taboo est une série créée, écrite et produite par Tom Hardy pour Tom Hardy. C’est tellement évident que c’en est presque au détriment de l’histoire. En fait, j’ai même eu l’impression que Tom Hardy s’était entouré d’un casting dont le seul but est de le mettre, lui, en valeur.

Certes, Jonathan Pryce est un acteur d’expérience, qui sait rendre son personnage de Stuart Strange détestable ; Michael Kelly n’est pas un nouveau venu non plus, pas plus qu’Oona Chaplin, David Hayman ou Tom Hollander. Mais aucun des personnages secondaires n’arrive à la cheville de celui de James Delaney.

Certains sont même grotesques, comme le prince régent, interprété par un Mark Gatiss méconnaissable, ou les sous-fifres de Strange.

L’essentiel de la série repose donc sur James Delaney, un personnage mystique, à la réputation outrageuse, qui oscille entre folie et génie et est captivant. Le problème, c’est qu’il est presque trop captivant pour son propre bien et si j’ai beaucoup aimé son personnage, sa diction, ses attitudes, ses regards, je me suis parfois un peu ennuyé devant cette première saison.

Ce n’est jamais bon signe, encore moins quand il n’y a que huit épisodes.

Pourtant, l’intrigue est plutôt bien écrite, très bien, même, si l’on laisse de côté le fait que, comme le reste de la série, elle n’a de but que de mettre en valeur son personnage principal au détriment des personnages secondaires.

Je ne peux pas dire que je compte les jours avant de voir la suite (dont le tournage est prévu pour cette année) mais j’ai quand même envie de poursuivre l’aventure, rien que pour Tom Hardy et son James Delaney qui, j’en suis sûr, n’a pas fini de me subjuguer.

Si vous êtes fan de Tom Hardy, Taboo est une série à ne pas manquer (et vous ne m’avez sans doute pas attendu pour la regarder). Si vous ne l’appréciez pas, passez votre route au risque de faire rapidement une overdose.

FacebooktwitterFacebooktwitter

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *