Vu! The Brink.

6 décembre 2015

Vu! The Brink.
The_BrinkPendant qu’un coup d’état éclate au Pakistan, Alex Talbot (Jack Black), un employé de l’ambassade américaine à Islamabad, se retrouve au milieu de la crise en compagnie de son chauffeur, Rafiq (Aasif Mandvi), pendant que Walter Larson (Tim Robbins), le ministre des affaires étrangères américaines, essaie de trouver une solution politique qui pourrait empêcher une guerre nucléaire. De son côté, posté sur un porte-avion dans la mer d’Oman, Zeke Tilson (Pablo Schreiber), un pilote de chasse, essaie de refourguer de la drogue à ses collègues tout en recollant les morceaux avec son ex.
Sur fond de crise géopolitique, Roberto et Kim Benabib signent une satire corrosive. Avec un casting d’expérience et des épisodes parfaitement calibrés, The Brink est aussi addictif que Homeland et aussi drôle que Bored to Death. Tim Robbins est excellent en ministre obsédé à la fois par les secrétaires sexy que le maintient de la paix et Jack Black presque subtil en loser aussi paumé qu’incompétent. À leurs côtés, les seconds rôles ne sont pas en reste, de la sexy Carla Gugino à Geoff Pierson en passant par Maribeth Monroe et les autres.
Entre corruption, sexe, marchandage et pure incompétence ; entre le Pentagon, Islamabad et un sous-marin de la Navy ; entre situations rocambolesques, vérités et excentricités, The Brink est une série satirique d’excellente facture. Elle est à la géopolitique ce que VEEP est à la politique intérieure américaine. La série n’épargne personne et plusieurs répliques particulièrement osées ont dû faire grincer bien des dents. Pas étonnant qu’après une saison de 10 épisodes et malgré un renouvellement annoncé, HBO ait finalement décidé de décommander une seconde saison.

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