Vu! Umbrella Academy, saison 1.

26 avril 2019

43 femmes qui ne sont pas enceintes donnent au même moment la vie à 43 enfants. Ces enfants attirent le richissime inventeur Reginald Hargreeves. Il parvient à en adopter sept et, en découvrant leurs pouvoirs spéciaux, les élève dans le but de sauver le monde par le biais de l’Umbrella Academy. De nombreuses années plus tard, alors que la famille a explosé, ce qui reste de la fratrie est réunit par la mort du patriarche. Et découvre que la fin du monde est imminente.

J’aime bien les histoires de super-héros. J’aime bien Ellen Page, aussi. Et Umbrella Academy n’est pas une série produite par Greg Berlanti.

Autant dire que tous les éléments étaient réunis pour que mon intérêt soit piqué.

Les deux premiers épisodes m’ont plutôt séduit. J’ai trouvé les personnages intrigants, chacun (ou presque) possédant une psychologie non-lisse avec des trucs à creuser.

Je l’ai déjà dit, j’aime bien Ellen Page. Et dans ces premiers épisodes, j’ai trouvé son interprétation de Vanya Hargreeves très juste. On y reviendra brièvement.

J’ai trouvé également que les personnages de Diego, joué par David Castañeda, et de Klaus, joué par Robert Sheehan, avaient de quoi me plaire. Ça c’est plus vérifié pour l’un que pour l’autre.

À première vue, Luther, joué par Tom Hopper, et Allison, jouée par Emmy Raver-Lampman, m’inspiraient moins. Le premier parce que derrière la silhouette atypique de son personnage, il a, je trouve ce physique très stéréotypé gentil leader. La seconde parce qu’elle ressemble trop à un personnage sorti d’un soap-opera.

Au final, Luther est moins leader qu’il n’y paraît et Allison gagne un peu en profondeur au fil des épisodes.

Aidan Gallagher joue Numéro 5, qui revient sous sa forme d’enfant après avoir passé plus de cinquante ans coincé dans le futur. Peut-être le meilleur acteur de l’équipe, sur la durée de la saison, surtout quand on pense qu’il n’a que quinze ans.

Le duo composé par Mary J. Blige et Cameron Britton est amusant, bien qu’il soit un peu trop similaire à d’autres duos similaires dans des séries similaires (Les anges dans Preacher, par exemple).

J’avais bien aimé John Magaro dans Orange is the New Black, mais là je l’ai trouvé tout juste médiocre, sans même parler de son personnage, dont le potentiel est particulièrement mal exploité.

Colm Feore, Jordan Claire Robbins, Justin H. Min, Sheila McCarthy, Kate Walsh et la trop peu utilisée Asley Madekwe complètent le casting.

Même si l’ambiance n’est pas vraiment originale, j’ai apprécier le mélange des genres. On passe du mystère à l’action, du fantastique au dramatique, le tout avec quelques bizarreries et un peu d’humour.

Puis, inexorablement, la qualité de l’ensemble (qui, jusque-là, oscillait entre correct et correct plus) s’est dégradée de plus en plus.

Des rebondissements faciles, mous, ou alors tarabiscotés, voire tout simplement incompréhensibles. À chaque nouvel épisode, il y a de plus en plus de trucs qui font grincer des dents.

La fin aurait pu rehausser le niveau, mais non, elle le fait passer largement sous la limite du ça se laisse regarder pour ancrer la première saison d’Umbrella Academy dans la catégorie nan, mais vous vous foutez de ma gu*ul* !

Les deux derniers épisodes sont à l’opposée des deux premiers. À tel point que c’est à la limite de l’escroquerie. Si l’on excepte Robert Sheehan, qui garde son charisme de stoner et est parfois drôle. Tout le reste, c’est poubelle.

À commencer par les effets spéciaux, qui font passer ceux de Syfy pour des chefs d’œuvres de qualité. Au moment où je tape cette chronique, la question me taraude encore de savoir comment quelque chose d’aussi mal réalisé, avec des effets spéciaux aussi pitoyables, a pu arriver jusqu’à mon écran.

Même Ellen Page, sur la deuxième partie de la saison, me sortait par les yeux. (j’avais dit que j’y reviendrais brièvement)

Autant j’avais été prévenu que la fin de la saison était décevante, autant là, c’était juste une blague (et une blague pas drôle, pas drôle du tout). Sans parler du faux cliffhanger à deux balles qui est censé nous donner envie de regarder la suite.

Désolé, les gars, mais ça sera sans moi.

Umbrella Academy avait du potentiel. Elle ne le réalise pas.

Faîtes-vous votre propre opinion si le cœur vous en dit. Mais si vous n’êtes pas plus motivé que ça, regardez autre chose, croyez-moi, ça sera tout aussi bien.

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