Vu! Wonder Woman, de Patty Jenkins.

21 novembre 2017

Vu! Wonder Woman, de Patty Jenkins.

Wonder Woman

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À son bureau du musée du Louvre, Diana Prince reçoit un courrier de Bruce Wayne, une vieille photo d’elle posant aux côtés de Steve Trevor et ses amis pendant la Première Guerre mondiale. Diana se remémore alors son enfance sur l’île de Themyscira, son éducation en tant que fille de la reine Hippolyte, le mode de vie des Amazones, leur histoire, et l’arrivée de Steve Trevor, un espion américain, sur l’île. Diana décide de s’émanciper de l’autorité de sa mère et repartir avec Trevor. La jeune femme voit en la guerre l’œuvre d’Arès, l’ennemi juré des Amazones, et est déterminée à le détruire pour rétablir la paix. Dans les tranchées, Diana se fait passer pour la secrétaire de Trevor pour ne pas attirer l’attention mais se fait vite remarquer par ses exploits extraordinaires sur les champs de bataille. Elle traque le général Ludendorff, persuadée qu’il est la réincarnation d’Arès.

C’est amusant de constater comment certains personnages fictifs ont marqué la culture générale (la fameuse). Marvel est sans aucun doute la marque de comics la plus connue, la plus populaire du monde. Mais les super-héros les plus charismatiques sont probablement chez DC Comics. Je fais référence à Batman et Superman, mais aussi à Wonder Woman, la pionnière des super-héroïne et sans doute la plus importante.

Elle a eu le droit à sa série, au milieu des années 70, avant de faire son retour incarnée par Gal Gadot dans Batman v Superman, en prémices de la future Justice League. Cette apparition donnait envie d’en savoir plus sur le personnage, de découvrir ou redécouvrir son histoire.

C’est désormais chose faite.

Bon, je vais vous le dire tout de suite, je suis un peu mitigé quant au résultat.

Déjà, je ne suis pas super fan des super-héros irréalistes. Je sais, par nature, les super-héros sont irréalistes. Mais c’est plus compliqué. Pour rester dans l’univers DC, Batman n’a pas de super pouvoirs et Superman justifie les siens par son origine extra-terrestre.

Wonder Woman, elle, a été sculptée dans l’argile avant d’avoir reçu la vie de Zeus lui-même, qui lui a filé un tas de pouvoirs en extra. C’est cool pour elle, mais ça ne fait pas super crédible de la voir faire des bonds de dizaines de mètres sans efforts ou de repousser les balles en gros plans comme si elle vantait les mérites d’un parfum de luxe.

Je n’ai pas non plus aimé la facilité des premières scènes, ce besoin impérieux de donner à tous les dialogues une importance capitale, même si je comprends qu’il y avait beaucoup de choses à raconter en relativement peu de temps. La conséquence est le manque de crédibilité de certains personnages, comme la reine Hippolyte, qui en ressort assez faible, changeant d’avis au moindre contre-argument.

Et que dire d’Arès ? Dieu de la guerre, fils de Zeus, le mec Bad-Ass de chez Bad-Ass par excellence. Sur le papier. Ce personnage méritait beaucoup mieux, beaucoup plus charismatique que d’être incarné par David Thewlis. Je n’ai rien contre l’acteur anglais, mais cette moustache ? Ce physique ? Cette diction comme s’il était encore coincé dans la troisième saison de Fargo ? Ça n’aide pas.

À côté de ça, le film essaie d’établir un personnage sérieux, profondément bon en la personne de Diana Prince. Si elle transparaît comme étant naïve, elle est aussi une femme forte qui n’a pas grand-chose à craindre. En plus d’être super jolie.

Gal Gadot est un excellent choix pour incarner la princesse guerrière amazonienne. Elle a le charme nécessaire pour être forte et douce (et super sexy) à la fois. Sa relation avec Chris Pine fonctionne parfaitement, en grande partie parce que Chris Pine est très bon lui aussi, capable d’alterner les émotions.

Le reste du casting se compose de femmes magnifiques, comme Connie Nielsen, Robin Wright, Doutzen Kroes ; d’acteurs fiables, comme Saïd Taghmaoui, Danny Huston ou Ewen Bremner. Ça m’a fait également plaisir de revoir Lucy Davis, qui jouait Dawn dans la version originale de The Office, qui se fait remarquer dans son rôle d’Etta Candy.

Un mot sur la réalisatrice du film, Patty Jenkins, qui n’avait jusque-là qu’un long-métrage à son actif, mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait de Monster, qui avait oscarisé Charlize Theron. Avec Wonder Woman, la réalisatrice américaine est à la tête d’un des plus gros succès financier du cinéma et ce n’est que justice qu’une femme réalise Wonder Woman.

J’ai envie de voir l’univers cinématographie DC se développer pour concurrencer celui de Marvel. En tant que fan, j’ai envie de voir des films crédibles, sérieux et spectaculaires.

Dans cet esprit de comparaison, Wonder Woman ressemble à Thor (ironique d’ailleurs que Patty Jenkins ait été pressentie pour réaliser Thor 2 avant d’hériter du projet Wonder Woman), un film globalement correct, mais dont on aurait aimé plus et qui n’est pas au niveau du standard de la marque (ici, Batman v Superman).

Ça ne m’empêchera pas d’aller voir Justice League et d’attendre mieux de Wonder Woman 2, dont la sortie est déjà prévue pour la fin d’année 2019.

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